Dix-neuf employés sur 24 de la société Onet nettoyage de l’aéroport Toulouse Blagnac ont déclenché une grève, dimanche 3 mai, pour dénoncer la « maltraitance de leur hiérarchie ».
Dimanche 3 mai à partir de 22 heures, les employés de la société Onet ont décidé ne plus nettoyer le Hall C de l’aéroport de Toulouse-Blagnac (ATB). Lundi 4 mai, « 19 salariés sur 24 » étaient en grève pour dénoncer la « maltraitance de leur hiérarchie » dont ils se disent victimes depuis au moins le mois d’octobre dernier, selon les syndicats. « Malgré l’intimidation de plusieurs cadres, la venue d’un huissier, puis de la police, la direction ne peut nier le problème. La négociation demandée par les grévistes doit se tenir », estime le Sud solidaires.
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« On demande le départ de deux responsables »
Jointe par téléphone, une salariée, employée depuis 2018 qui témoigne sous anonymat, décrit un climat délétère pour l’ensemble des salariés.
« Lundi matin, la police est venue nous demander de ne pas manifester dans l’aéroport avec nos gilets syndicaux et nos drapeaux, on s’est exécuté mais on a continué à faire grève, explique l’employée. On demande le départ du chef d’équipe et de la responsable client qui traitent mal les salariés, leur parlent mal et les harcèlent. Beaucoup de gens sont en arrêt maladie. On n’arrive plus à communiquer avec eux ». Cette salariée, qui se dit « maltraitée », assure avoir « fait une fausse couche à cause de tout cela, c’est trop. On ne peut plus supporter ce comportement ».
« Onet condamne fermement toute forme de harcèlement »
De son côté, le service communication du siège de la société Onet, basée à Marseille, après avoir été sollicité par nos soins, a adressé un communiqué, mardi 5 mai. Les employés souhaitaient maintenir leurs revendications et la grève.
« Onet condamne fermement toute forme de harcèlement, indique la société. La direction a pris en compte immédiatement cette situation et les revendications des salariés. Concernant les pratiques d’encadrement, la direction du site a lancé, dès le mois de février, une enquête interne dont les premières conclusions n’ont pas permis de conclure à la nécessité d’une modification de l’organisation ».
« Cette mobilisation n’a pas d’impact… »
Onet remet également en cause le nombre de grévistes communiqués par les syndicats : « Ils ne reflètent pas la réalité, affirme l’entreprise, il y avait (lundi 4 mai) 12 salariés grévistes et 10 aujourd’hui. La direction reste […] disponible pour poursuivre les discussions avec les salariés […] Cette mobilisation n’a pas d’impact sur la qualité de la prestation pour notre client ».















