Alors que Toulouse traverse une semaine étouffante avec des températures dépassant déjà les 34 °C fin mai, le chef étoilé toulousain Yannick Delpech alerte sur les conditions de travail « insupportables » dans les cuisines des restaurants. Face à cette chaleur précoce, il n’exclut pas de fermer à nouveau son établissement cet été en cas de canicule.
Toulouse suffoque, et nombreux sont ceux qui espèrent déjà voir cette vague de chaleur prendre fin. Alors que le mois de mai n’est même pas terminé, les températures ont dépassé les 30 °C presque toute la semaine du 25 mai. Ce jeudi 28, la Ville rose a même enregistré un pic à 34,3 °C. Une situation difficile pour les habitants, mais encore plus éprouvante pour les professionnels de la restauration, contraints de travailler derrière des fourneaux brûlants. Une réalité dénoncée par le chef étoilé Yannick Delpech dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux.
« C’est insupportable en cuisine »
« C’est catastrophique ces températures. 35 °C fin mai, ça va donner quoi cet été ? 40 °C, voire plus, je pense. C’est juste insupportable en cuisine », lance le chef face caméra. Avec ironie, il imagine déjà un nouveau rythme de travail : « On devrait cuisiner la nuit, de 3 heures à 6 heures du matin, et vous venez dîner à 7 heures. À 10 h 30, c’est terminé, on sert les cafés et après on ferme tout, rideau. »
Contacté par La Dépêche, Yannick Delpech insiste sur les conditions particulièrement difficiles pour les équipes en cuisine : « Même avec la climatisation, ça ne suffit pas. Entre les fours, les plaques et la chaleur ambiante, c’est très compliqué à supporter. »
Son établissement n’ouvre que le soir en semaine, ce qui limite un peu l’exposition aux fortes chaleurs, mais les préparations commencent bien plus tôt dans la journée. « Cette semaine, j’ai fait ma mise en place à 5 heures du matin », raconte-t-il, mi-amusé, mi-résigné.
« Cet été, on prendra les devants »
Le chef reconnaît avoir été surpris par cette chaleur précoce en cette fin mai. Mais pour l’été, il assure vouloir anticiper davantage. « Si une canicule est annoncée, on prendra les devants », affirme-t-il.
L’été dernier déjà, en pleine période de fortes chaleurs, Yannick Delpech avait choisi de fermer son restaurant Acte II pendant trois jours afin de préserver ses équipes. « Cet été, je n’hésiterai pas à recommencer », prévient-il.











