Critiqué pour ses résultats et son niveau de jeu lors des derniers matchs de la saison, le Stade Toulousain finit malgré tout en tête du classement du Top 14. Et à chaque fois que cela s’est produit depuis 2019, il a ramené le Brennus.
Une fin de saison en dents de scie, mais une place sur le trône du Top 14 malgré tout largement assurée. Malgré de récentes performances moins éblouissantes que pendant l’hiver, le Stade Toulousain a terminé la saison 2025-2026 en tête du classement du Top 14. Et avec de nouveaux records battus (nombre de points inscrits, nombre d’essais marqués…). De quoi relativiser les performances de ces dernières semaines ?
C’est ce sur quoi avait envie d’appuyer Ugo Mola à l’issue de l’ultime sortie de la saison, au Racing, samedi soir, qui s’est soldée par une défaite (31-20). Le manager a semble-t-il été touché par les critiques visant son équipe ces dernières semaines. Pourtant, le bilan sur cette période n’est pas vraiment flatteur au niveau comptable (quatre victoires lors des huit derniers matchs de Top 14). Mais aussi sur certains aspects du jeu : une défense plus friable qu’à l’accoutumée, un manque de continuité lors de certains lancements de jeu…
Et quand vous avez habitué tout le monde à survoler les matchs et écraser chaque adversaire, il est logique que les critiques fusent après une période plus creuse. Pour autant, comme l’a rappelé Mola : « Tout le monde s’inquiète de savoir si Toulouse est bien. Mais Toulouse est premier. Vous feriez mieux de vous inquiéter de ceux qui ne sont pas qualifiés ! »
Soigner les pépins, répéter ses gammes
Comme lors des cinq derniers Brennus de l’histoire récente du club depuis la saison 2018-2019, puis en 2021, 2023, 2024, 2025, les « rouge et noir » ont terminé en tête du classement de la saison régulière. De quoi aborder sereinement la préparation de la demi-finale qui se jouera vendredi 19 juin au stade Vélodrome face au vainqueur du barrage qui oppose Pau au Racing.
« On aura fort à faire pour une demi-finale qui s’annoncera forcément très serrée, reprend le manager du Stade Toulousain. […] On va recommencer à bosser, encore plus sur ce qu’on a vécu ce soir (samedi) face au Racing, contre qui on peut retomber. Et évidemment, Pau qui fait une saison remarquable. Nous, on va se préparer pour être prêts dans 15 jours. Avec, je l’espère, l’enthousiasme de ce soir (samedi), parce qu’il y avait un bel enthousiasme. »
De l’enthousiasme, il devrait y en avoir cette semaine car le groupe va changer d’air. Direction la Catalogne pour un stage de préparation de quatre jours entre lundi et jeudi. L’occasion pour les joueurs de se resserrer, d’affiner la préparation physique, de revoir les fondamentaux et de basculer en mode machine à gagner à l’aube des rendez-vous les plus excitants de la saison.
Mais le staff va aussi s’atteler à soigner les petits bobos. À commencer par Antoine Dupont et Paul Graou, laissés au repos lors des deux derniers matchs pour des gênes musculaires. Il faudra aussi surveiller Ange Capuozzo, sorti avant la fin du match face au Racing en se tenant l’épaule qu’il venait de soigner. Jack Willis aussi n’est pas revenu sur le synthétique du Racing après sa sortie sur protocole commotion.
Ugo Mola : « On a toujours envie d’avoir nos meilleurs joueurs au meilleur niveau, mais vous savez tous très bien qu’avec onze mois de saison, le niveau de blessure que l’on rencontre un peu tous autant que nous sommes. Il y a de la casse, les championnats sont longs, âpres […]. Mais à la fin, c’est vrai que le niveau de fraîcheur va très certainement peser dans la balance pour les matchs qui vont compter. »
Le large turnover opéré lors du match de samedi allait en ce sens. Et d’ici deux semaines, les Stadistes ont le temps de se régénérer pour arriver bien frais, sur la pelouse du Vélodrome.












