Le nombre de lycéens de terminale qui passent le baccalauréat en Haute-Garonne est quasiment stable cette année. Tous bacs confondus, ils sont 15 403 contre 15 048 en 2025, à commencer les épreuves, ce lundi 15 juin, avec la philosophie. Le recteur de l’académie de Toulouse, Karim Benmiloud, ouvrira la session dans un lycée toulousain.
Le cru 2026 du baccalauréat en Haute-Garonne atteindra-t-il les niveaux de 2025 ? Le nombre de lycéens de terminale qui commencent les épreuves par la philosophie, lundi 15 juin, est en tout cas quasiment stable par rapport à l’an passé. Tous bacs confondus, ils sont cette année 15 403 lycéens contre 15 048 en 2025 (8 749 en général, 3 595 en professionnel et 3 059 en technologique). Plus de 30 000 lycéens de terminale passent le baccalauréat dans les huit départements de l’académie de Toulouse qui compte 128 centres d’examen. Le plus jeune candidat est âgé de 15 ans et le plus âgé, un candidat de 50 ans.
Des taux de réussite à 97%
L’an dernier, dans le département, les taux de réussite ont atteint 97 % en bac général, 93,6 % en technologique et 93,3 % en professionnel. De quoi grossir davantage les effectifs des universités, grandes écoles d’ingénieurs, d’économie, de droit, de sciences humaines et sociales. Ce qui n’est pas sans poser quelques difficultés, car certaines licences deviennent, de fait, sélectives. En 2025, la licence de mathématiques a récolté 97 331 vœux au plan national, mais à Paris-Saclay, par exemple, l’université ne proposait que 50 places.
25 000 formations sur Parcoursup
Selon les données du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, sur 25 000 formations proposées sur la plateforme post-bac Parcoursup, dont la phase d’admission a débuté le 2 juin, des milliers de candidats au baccalauréat plébiscitent les filières du droit, de la psychologie, de l’économie et gestion. Avec le nombre d’admis au sésame qui augmente, le nombre de places dans le supérieur devient une sélection naturelle. « Je me souviens qu’en première année de droit à l’Université Toulouse-Capitole, je crois que le taux d’étudiants recalés approchait les 70 % », confie cette ancienne élève qui veut conserver l’anonymat.
« Parcoursup, une longue procédure d’acceptation »
Le supérieur en tension ? Chaque année, le rectorat de Toulouse réactive sa commission d’accès à l’enseignement supérieur (CAES), ultime recours pour les bacheliers qui n’auraient pas été admis dans la filière de leur premier choix sur Parcoursup. En France, c’est grosso modo 79% des candidats qui acceptent une proposition. L’attente peut être longue pour des futurs étudiants. En 2023, 150 candidats restaient sans affectation en septembre, notait l’académie de Toulouse. Pour l’heure, cette dernière ne donne aucun chiffre sur le nombre de lycéens sans place dans le supérieur, « tant que les chiffres ne seront pas stabilisés ».
Le recteur de l’académie de Toulouse Karim Benmiloud a confié, vendredi 12 juin, qu’un bilan sera disponble au terme de la procédure d’affectation dans le supérieur : « C’est une procédure d’affectation, d’acceptation dans l’enseignement supérieur qui est très longue pour les futurs étudiants. Cela se fait par le jeu des désistements, une fois le choix de l’étudiant réalisé qui remonte dans les classements. A la fin, il y a la CAES ».
Parcoursup, quand rien n’est perdu pour les candidats à l’enseignement supérieur
Rien n’est perdu pour les futurs bacheliers postulant dans l’enseignement supérieur. La phase d’admission complémentaire de la plateforme post-bac Parcoursup, qui permet aux candidats de formuler jusqu’à dix nouveaux vœux dans les formations disposant encore de places, a été ouverte le 11 juin. Comment ça marche ? La carte des formations (25 000), qui recense les formations qui ont des places disponibles, est mise à jour régulièrement. Cette phase complémentaire est ouverte à tous les candidats, qu’ils aient ou non déjà reçu une proposition d’admission en phase principale. Le lycéen ne peut « pas formuler de vœu pour une formation pour laquelle il a déjà reçu une réponse négative en phase principale ». Il peut toutefois candidater sur une même formation proposée mais dans un autre établissement.











