Le département du Lot traverse une nouvelle phase de surveillance météorologique. Placé en alerte jaune pour « vents violents » par Météo-France depuis le 18 février, le territoire doit composer avec un épisode venteux attendu tout au long de la journée de ce jeudi. Une situation qui s’inscrit dans un contexte déjà fragile, marqué par des restrictions d’eau potable et les conséquences des intempéries récentes.
Alors que l’Occitanie fait face depuis plusieurs semaines à une succession d’intempéries, la situation demeure sous étroite surveillance ce jeudi 19 février. Dans le Lot, selon les informations communiquées par Météo-France, l’arrivée d’une perturbation active s’accompagne d’un renforcement brutal du vent d’Ouest. Des rafales pouvant atteindre localement 110 km/h sont annoncées. Un niveau qui justifie des mesures de précaution, notamment dans les zones urbaines et à proximité des espaces arborés.
Parcs, jardins et cimetières fermés à Cahors à cause des vents
Face à ce risque de rafales, la Ville de Cahors a décidé de ne pas ouvrir l’ensemble des parcs, jardins et cimetières ce jeudi 19 février. Une mesure préventive destinée à limiter les risques liés aux chutes de branches ou d’arbres, dans un contexte où les sols restent fragilisés par les pluies répétées.
La municipalité appelle les habitants à la plus grande prudence et au respect des signalisations pouvant être mises en place en cas de danger. Les déplacements sont déconseillés à proximité des zones boisées ou exposées, en particulier durant les périodes de rafales les plus soutenues.
Une vigilance météo qui s’ajoute à la crise de l’eau
Dans le même temps, la situation sanitaire liée à l’eau potable demeure préoccupante. Conformément aux préconisations de l’Agence régionale de santé, l’eau distribuée par le Grand Cahors ne doit toujours pas être consommée pour la boisson ni pour la préparation des repas. Elle peut en revanche être utilisée après avoir été portée à ébullition, tandis que les usages domestiques courants, comme l’hygiène ou le ménage, restent autorisés. Cette restriction concerne près de 40 % des usagers, soit une centaine de communes autour de Cahors, touchées par la dégradation de la qualité de l’eau après les fortes pluies.
Pour faire face à cette situation, des points de distribution d’eau en bouteille restent actifs à Cahors, Espère et Pradines, chaque jour de 10h30 à 12h30 et de 16h30 à 19h. Depuis le début des restrictions, environ 90 000 bouteilles ont déjà été distribuées sur le territoire. Les habitants peuvent notamment se rendre dans plusieurs lieux identifiés à Cahors, comme les espaces sociaux et citoyens de Sainte-Valérie et de Terre-Rouge, la Maison du Citoyen de la Croix-de-Fer, le palais des sports ou encore certaines écoles et ateliers municipaux.
Une nuit sous tension à Cahors
Dans ce contexte déjà difficile, les intempéries ont failli avoir une issue dramatique dans la nuit de mardi à mercredi. Comme l’a dévoilé CentrePresse, un homme d’une trentaine d’années est tombé dans la rivière en crue à Cahors, depuis le pont Louis-Philippe, peu avant une heure du matin.
Emporté sur près de 700 mètres par le courant, la victime a été repérée grâce à un témoin qui a immédiatement alerté les secours. Les sapeurs-pompiers sont intervenus en quelques minutes, dans une ville plongée dans l’obscurité et sous une pluie soutenue. Après des recherches complexes, menées notamment à l’aide de projecteurs et d’une caméra thermique, l’homme a pu être secouru puis prise en charge à l’hôpital. Un épisode qui illustre la dangerosité des conditions actuelles et rappelle l’importance de la vigilance, en particulier à proximité des cours d’eau.
Prudence renforcée dans les prochains jours
Entre vents violents, restrictions d’eau et sols saturés, les autorités locales appellent à une attention accrue dans les heures à venir. La situation reste évolutive, et de nouvelles consignes pourraient être communiquées en fonction de l’évolution météorologique.
Dans le Lot, cette vigilance jaune ne se limite pas à un simple épisode de vent. Elle s’inscrit dans une séquence plus large d’intempéries, où chaque déplacement, chaque geste près des rivières ou des infrastructures fragilisées, peut comporter un risque.





















