À l’approche du premier tour des élections municipales, la liste “Demain Toulouse”, conduite par François Piquemal, présente une série de propositions consacrées aux droits des femmes. Dans un communiqué diffusé le 3 mars, l’équipe de campagne défend l’idée d’une ville « engagée, protectrice et exemplaire ».
À Toulouse, la campagne municipale entre dans sa dernière ligne droite. Le premier tour est prévu le 15 mars, et les différentes listes détaillent désormais leurs priorités pour la ville. Dans ce contexte, la liste “Demain Toulouse”, menée par le député François Piquemal, a publié le 3 mars un communiqué consacré aux droits des femmes et à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Le document, intitulé « Toulouse féministe : pour une ville engagée, protectrice et exemplaire », présente plusieurs propositions destinées à renforcer l’égalité femmes-hommes et à améliorer la protection des victimes.
Des violences toujours présentes
Pour appuyer cette proposition, les auteurs du communiqué rappellent la situation nationale. Selon le collectif Nous Toutes, 164 féminicides ont été recensés en France en 2025, contre 141 en 2024. « Ces chiffres ne sont pas de simples statistiques : ils traduisent l’ampleur des violences sexistes et sexuelles dans notre pays et l’urgence d’agir », écrit la liste “Demain Toulouse”. Pour ses responsables, les collectivités locales peuvent jouer un rôle important dans la prévention et l’accompagnement des victimes.
La liste évoque également la situation toulousaine. Dans son communiqué, elle estime que la ville pourrait aller plus loin sur ces questions. Le texte mentionne notamment des désaccords avec certaines décisions de la municipalité actuelle dirigée par Jean-Luc Moudenc, en particulier sur les financements associatifs ou sur l’organisation de campagnes d’information liées à l’IVG. Dans le communiqué, les auteurs estiment que la ville doit « s’engager pleinement dans la lutte féministe ».
Une mairie plus attentive à l’égalité femmes-hommes
Le programme présenté met d’abord l’accent sur l’organisation interne de la mairie. La liste “Demain Toulouse” rappelle que la parité est obligatoire sur les listes électorales, mais considère que les responsabilités restent parfois inégalement réparties. « En 2026, l’égalité femmes-hommes ne peut plus être un principe d’affichage », indique le texte. La liste propose notamment de favoriser l’accès des femmes aux postes à responsabilité et d’assurer une répartition plus équilibrée des délégations au sein de l’exécutif municipal. Elle évoque aussi la réalisation d’un audit sur l’égalité professionnelle à la mairie afin d’identifier d’éventuelles différences de rémunération ou d’évolution de carrière.
Autre point central : le rôle des associations féministes locales. Le communiqué souligne leur importance dans l’accompagnement des victimes et dans la sensibilisation du public. La liste propose de mettre en place des financements pluriannuels, afin d’apporter davantage de stabilité aux structures associatives. Le texte aborde également la question de l’accès à l’avortement. Les auteurs souhaitent notamment développer des campagnes municipales d’information sur les droits sexuels et reproductifs. « Le droit à l’IVG doit être défendu sans ambiguïté », affirme la liste.
Aux municipales, la sécurité des femmes dans l’espace public devient un enjeu
La question de la sécurité des femmes dans la ville occupe également une place importante dans les propositions. “Demain Toulouse” évoque la création de logements d’urgence anonymes pour les victimes de violences conjugales. Elle souhaite également renforcer la formation de la police municipale et des services d’accueil afin d’améliorer la prise en charge des victimes.
Parmi les idées avancées figure aussi la création d’une application municipale permettant d’identifier les lieux d’aide ou les établissements partenaires du dispositif “Allô Angela”. Ce type d’outil, expliquent les auteurs du communiqué, permettrait de mieux orienter les victimes et de rendre certains lieux de la ville plus accessibles en cas de besoin. « L’espace public doit appartenir à toutes et tous, en sécurité », conclut le communiqué.























