Au premier tour des Municipales 2026, les femmes restent minoritaires à la tête des listes en Haute-Garonne. Sur 838 candidats, seulement 220 sont des candidates. Si la parité est désormais obligatoire sur les listes, elle ne se reflète pas encore dans les postes de cheffes de file.
Les listes qui se présentent aux Municipales doivent être paritaires et respecter une alternance femme/homme. Et ce, même dans les communes de moins de 1 000 habitants à partir des élections de mars 2026. Pour autant, le chef de file n’est, bien souvent, pas une femme. Pour le premier tour des Municipales en Haute-Garonne, seulement 220 le sont sur un total de 838 candidats. Ainsi, ce sont 26% de listes qui sont menées par des femmes dans le département.
Celles-ci se présentent dans 202 communes, au total. En effet, plusieurs briguent la même mairie. Ce qui signifie qu’environ 34,5% des 586 communes que comptent la Haute-Garonne ont au moins une liste conduite par une femme. Au moins une, mais pas plus de deux. En effet, il n’y a pas plus de deux candidates aux Municipales dans les communes du département, même au sein de celles avec de nombreuses listes, comme Toulouse qui en recense 10, Colomiers 5 ou Auterive 4.
Les grandes villes de Haute-Garonne avec au moins une femme candidate
Si l’on regarde les grandes villes de Haute-Garonne, maintenant, certaines ne comptent aucune femme tête de liste. C’est le cas de Muret, Cugnaux, Balma, Fonsorbes, Saint-Jean et Villeneuve-Tolosane. Dans ces deux dernières, d’ailleurs, une seule liste se présente. Ainsi, 6 des 19 communes de plus de 10 000 habitants dans le département n’ont pas de candidate au premier tour des Municipales, soit un tiers d’entre elles. Les villes avec une femme en tant que cheffe de file sont donc plus nombreuses.
Voici lesquelles sont concernées :
- Toulouse
- Vanessa PEDINOTTI “Une travailleuse au Capitole”
- Malena ADRADA “Lutte ouvrière – Le camp des travailleurs”
- Colomiers
- Elodie HOBET “Colomiers à cœur”
- Karine TRAVAL-MICHELET “Esprit Colomiers 2026”
- Tournefeuille
- Chloé DAIGMORTE “Liste citoyenne de Tournefeuille”
- Blagnac
- Chantal CANUT “L’avenir ensemble”
- Plaisance-du-Touch
- Florence QUEVAL “Plaisance citoyenne”
- Castanet-Tolosan
- Gwenola KLOPP-TOSSER “Castanet en commun”
- Ramonville-Saint-Agne
- Sylvie BROT “Ramonville et vous”
- Saint-Orens-de-Gameville
- Dominique FAURE “Continuons ensemble pour Saint-Orens 2026-2032”
- Aude LUMEAU-PRECEPTIS “Saint-Orens vraie”
- L’Union
- Christine GENNARO-SAINT “Pour L’Union”
- Saint-Gaudens
- Françoise POUJARDIEU “Saint-Gaudens avec vous, pour vous !”
- Castelginest
- Maryline BESSIERE “Castelginest autrement”
- Seysses
- Vicky VALLIER “Seysses demain”
- Auterive
- Cathy HOAREAU “Auterive autrement avec vous, pour vous”
À noter que Saint-Orens est la seule grande ville du département où aucun homme ne se présente en tant que tête de liste. Une situation qui était déjà la même en 2020, comme le relève Dominique Faure, la maire sortante qui se dit « heureuse de voir des femmes s’engager et particulièrement en tant que tête de liste ». « C’est là que nous devons progresser », affirme la candidate à sa réélection qui a « bon espoir » en cet avancement qui doit « se faire naturellement », selon elle. Dominique Faure n’est effectivement pas pour des quotas qui ne « servent pas la démocratie ».
En tout, 114 communes de Haute-Garonne sont dans la même situation, c’est-à-dire sans candidat masculin. Parmi elles : Rieux-Volvestre, Auzas, Miramont-de-Comminges ou Lafitte-Vigordane. Si la majorité de ces communes ne comptabilisent qu’une seule liste, 85 précisément, certaines en ont toutefois deux, et donc autant de candidates, comme Saint-Sulpice-sur-Lèze ou Marquefave.
Le nombre de femmes élues maires aux Municipales 2026 sera-t-il en progression ?
Pour rappel, lors des élections de 2020, 120 femmes avaient élues maires en Haute-Garonne. Reste à savoir si ce nombre sera plus important ou non à l’issue du second tour du scrutin ce dimanche 22 mars. Mais l’Observatoire régional de la parité d’Occitanie n’est pas vraiment optimiste. Pour lui, « la rareté des têtes de liste n’augure pas d’une augmentation des femmes maires qui plafonne actuellement autour de 20% ».



















