À l’occasion de ses quinze ans d’activité en région toulousaine, l’entreprise AviaSim – 17 centres en France – a investi 250 000 euros dans son site de Beauzelle (Haute-Garonne), le plus grand centre de simulation aéronautique au monde ouvert au grand public, notamment avec l’acquisition d’un simulateur Boeing 737. Nous avons testé un vol découverte de 45 minutes sur un Airbus A320, proposé au public à 109 euros par personne.
Une fois installée dans le siège de copilote du cockpit du simulateur de vol Airbus A320, Thomas Penigaud, le directeur du centre de Beauzelle et instructeur du jour, me briefe sur le « fly by wire », le manche ultrasensible qui permet de piloter l’avion, le GPS, les commandes sur les côtés et au plafond, comment faire décoller l’avion ou sortir les volets lors de l’atterrissage.
« Le premier atterrissage termine souvent… dans l’herbe »
Devant l’écran à 180° représentant l’aéroport de Toulouse-Blagnac et même un Beluga stationné à proximité des bâtiments d’Airbus, l’immersion est totale. Le stress commence à monter face à tant d’informations à assimiler et le nombre incalculable de boutons dans ce cockpit.
Après un premier décollage réussi, l’instructeur m’initie à un atterrissage sur la piste 2 de l’aéroport toulousain. Sortie du train d’atterrissage, identification de la piste en prenant comme point de repère l’hippodrome de la Cépière, prévision du freinage, les manœuvres sont nombreuses et précises pour se poser en toute sécurité. « Bravo, la plupart des personnes qui réalisent leur premier atterrissage terminent dans l’herbe, à côté de la piste », me félicite mon instructeur.
Pour varier les plaisirs et accentuer les difficultés, Thomas Penigaud nous fait faire un bond sur la planète pour tester un atterrissage au-dessus d’une plage, sur l’aéroport Princesse-Juliana de Saint-Martin, dans la partie néerlandaise de l’île. De quoi frissonner au moment d’ajuster mon approche très basse et manier le joystick avec délicatesse avant un freinage sur cette courte piste. Mission accomplie !
Des atterrissages entre buildings, montagnes et mer
Pour pimenter l’expérience, nous voilà désormais en route vers l’ancien aéroport Kai Tak à Hongkong, fermé depuis 1998 pour sa dangerosité liée à la présence de l’eau sur trois côtés de la piste, des buildings et les montagnes qui en restreignent l’approche. Je dois cette fois atterrir de nuit sur la seule piste construite sur une langue de terre artificielle. Après avoir frôlé les immeubles, l’instructeur m’oriente avec un repère sur la montagne avant d’accomplir un virage serré à basse altitude pour m’aligner face à la piste qui clignote. Malgré le stress, je pose l’appareil sans finir dans la mer.
Pour achever mon expérience de vol, j’exécute un dernier atterrissage à l’aéroport Cristiano Ronaldo sur l’île de Madère. Située à flanc de montagnes de cette île volcanique, la piste a un tronçon sur pilotis. Il faut donc longer les côtes avant d’effectuer un virage pour bien se mettre face à la piste. La manœuvre, un peu sportive, est réussie !
Une expérience forte en émotion et instructive car on en apprend beaucoup sur le fonctionnement de l’avion et des différentes procédures de vol. Le centre AviaSim de Beauzelle compte trois simulateurs d’A320, d’avions de chasse emblématiques comme le F-35 ou le Mirage 2000, et même des sièges de réalité virtuelle sur vérins.