Des squatteuses inattendues retardent le chantier de réhabilitation du hall 3 de l’ancien Parc des expositions de Toulouse sur l’île du Ramier baignée par la Garonne. Ce bâtiment de 5 000 m2, seul élément conservé depuis la reconversion du site de 7 hectares en espaces verts, héberge en effet des chauves-souris. Une espèce protégée qui a contraint Toulouse Métropole à des aménagements des travaux histoire de ne pas les déranger.
Alors que le nouveau parc des Expositions, désormais baptisé le MEETT, a déménagé à Aussonne, au nord de Toulouse en septembre 2020, l’ancien hall 3 de l’île du Ramier doit être réhabilité en grande halle dédiée aux sports urbains au cœur de ce nouveau poumon vert. La présence de chauve-souris a été constatée au démarrage du chantier de réhabilitation, à l’automne 2025.
Le site est en effet situé sur l’île du Ramier, proche de la Garonne riche en insectes, un environnement idéal pour ces chiroptères. Les travaux ont donc été interrompus en novembre 2025 afin de ne pas nuire aux chauves-souris pendant la période d’hibernation. « En collaboration avec un chiroptérologue (spécialiste des chauves-souris), le chantier a repris fin mars 2026, avec des interventions de nuit, en l’absence des chauves-souris, afin d’éviter leur retour dans les espaces du bâtiment qu’elles occupent », précise Toulouse Métropole.

« À date, précise la collectivité, cela représente a minima trois mois de décalage de chantier et un surcoût d’environ 180 000 euros. Celui-ci est lié à la réalisation de travaux supplémentaires pour empêcher la réinstallation des chauves-souris dans le hall 3 et à la mise en place de nichoirs. » L’ouverture de la halle des sports urbains est prévue en 2027.