Une Française résidant en Australie avait écopé d’une amende de près de 2 700 euros après avoir oublié de déclarer une boîte de cassoulet dans ses bagages aux douanes australiennes. Ému par cette histoire, le grand maître de la Grande Confrérie du Cassoulet de Castelnaudary invite la voyageuse à déguster le plat lors du prochain chapitre de l’association.
L’histoire a fait le tour de la France entière par son côté absurde. Chloé, une Française résidant en Australie, dit avoir reçu une amende de 4 368 dollars australiens, soit 2 713 euros, après avoir omis de déclarer qu’elle transportait une boîte de cassoulet premier prix dans son sac à dos. Une simple conserve à 1,50 euro, achetée dans un supermarché discount français. « À croire que le cassoulet a subi une très forte inflation en Australie », plaisante-t-on dans les rues de la petite ville audoise de Castelnaudary, berceau de ce plat roboratif composé de haricots secs et de diverses viandes.
@volimtechloe 28 jours pour payer les temps sont durs ? #australian #australia #whvaustralia #pvtaustralie #douane ♬ Saxophones getting louder – Sped Up – AntonioVivald
Après avoir raconté sa mésaventure sur les réseaux sociaux, la jeune Française de 29 ans, de retour d’un concert du groupe de rock Bon Jovi à Londres, peine à digérer cette lourde sanction douanière. « J’ai jamais volé de ma vie, j’ai envie d’être une honnête citoyenne et je perds toute ma thune », dit-elle, en larmes, sur une vidéo postée sur internet.
L’histoire insolite est parvenue jusqu’aux oreilles de la Grande confrérie du cassoulet de Castelnaudary, qui s’évertue à « servir le prestige de ce mets populaire, diffuser et défendre sa renommée » aux quatre coins du globe.
Ni une ni deux, Michel Koehl, le Grand Maître de la confrérie chaurienne, a décidé de convier la vingtenaire à partager la spécialité audoise avec les membres du cercle lors de leur rassemblement prévu en mars 2027. « On l’invite avec la personne de son choix à venir déguster le cassoulet avec nous en mars, ou plus tard si elle n’est pas là à cette date », renchérit ce dernier.
« Le douanier n’a pas dû faire Polytechnique ! »
Malgré ce simple oubli, l’amende salée est principalement due à une politique de biosécurité extrêmement stricte en Australie. Les autorités locales veulent à tout prix limiter l’apparition de maladies et de nuisibles susceptibles de toucher les élevages et les cultures, comme la fièvre porcine.

À l’arrivée dans le pays, les voyageurs sont donc tenus de déclarer tous les aliments qu’ils transportent, notamment les viandes, la charcuterie, les produits laitiers, les graines, les végétaux et certains produits transformés. Contenant plusieurs types de viandes, la célèbre conserve entre directement dans la catégorie des denrées strictement surveillées.
Pour autant, la sanction paraît disproportionnée aux yeux de l’honorable institution. « Celui qui lui a infligé cette amende pour une boîte de 400 grammes n’a pas dû faire Polytechnique », ironise Michel Koehl. N’étant pas rancunier, le Grand Maître « remercie les Australiens pour la publicité qu’ils font au cassoulet de Castelnaudary ».
Allant plus loin, l’association indique même « inviter le douanier australien qui a remis la contravention ainsi que son épouse à participer au chapitre du printemps prochain ». Pour l’heure, ni Chloé ni le douanier n’ont répondu à cette invitation solennelle. En revanche, le geste de la Grande confrérie du cassoulet de Castelnaudary demeure la preuve, s’il en est, qu’un bon repas peut apaiser les tensions et réconcilier des personnes en conflit.


















