En raison de la manifestation prévue par les syndicats ce jeudi 5 novembre à Toulouse, l’Université Toulouse-Capitole décide de fortement limiter l’accès à son site dans la Ville rose. Elle bascule l’ensemble de ses cours en distanciel. Accès filtré, bibliothèques fermées… Lors de cette journée, le campus toulousain va être bien vide de ses étudiants. On vous explique.
La manifestation de ce jeudi 5 novembre à l’appel de huit organisations syndicales anime toutes les discussions à Toulouse. Alors que le mouvement lycéen se poursuit, et que les syndicats étudiants appellent à les soutenir, les présidentes et présidents d’université sont eux aussi montés au créneau pour dénoncer une dégradation progressive des conditions d’étude et de travail dans leurs établissements d’enseignement supérieur et de recherche en France.
Ils craignent toutefois les débordements liés aux mobilisations. À Toulouse, une université a donc fait le choix de limiter fortement l’accès à son campus.
Dans un mail adressé aux étudiants, l’Université Toulouse-Capitole annonce qu’à « l’issue d’une concertation » et en « prévision de la journée du 5 novembre », tous les cours dispensés au sein du site toulousain seront assurés en distanciel. « Aucune activité d’enseignement ne se tiendra donc en présentiel dans les locaux à Toulouse », détaille encore l’université. Une décision qui ne concerne pas les sites de Montauban et Rodez.
« Sous étroite surveillance »
L’accès au site sera donc très limité, y compris pour le personnel non enseignant du site. « Seuls les personnels dont la présence est indispensable au fonctionnement des activités seront autorisés à entrer. Un contrôle des cartes professionnelles sera effectué. Le parking de l’Arsenal restera ouvert sous étroite surveillance », indique encore le courriel.
Colloques, conférences et autres manifestations liées à la recherche sont maintenus, assurés sur un seul site. En revanche, en plus des cours obligatoirement assurés à distance, l’établissement précise que l’ensemble des bibliothèques universitaires sera fermé.
D’autres universités ont connu quelques perturbations depuis le début de la contestation lycéenne, soutenue par les étudiants. C’est le cas notamment de l’Université Jean-Jaurès. Logan Calpétard, l’un de ses étudiants et militant à l’Union étudiante de Toulouse (UET), expliquait hier dans nos colonnes : « La fac du Mirail est bloquée depuis un mois. On est une vingtaine à se relayer pour l’occupation d’un bâtiment de l’Université ».














