La Ville de Gennevilliers a refusé le permis de construire du projet de plateforme logistique multimodale Green Dock. Une décision prise après l’avis défavorable de la commission d’enquête publique.
La sentence vient de tomber. La Ville de Gennevilliers a refusé, par arrêté du 20 février, le permis de construire déposé par la société Goodman France pour le projet Green Dock. Une décision qui intervient après l’avis défavorable de la commission d’enquête publique en janvier dernier portant « sur la demande d’autorisation environnementale et sur la demande de permis de construire ».
« La commission a estimé que ce bâtiment n’était pas assorti des garanties suffisantes en matière de protection de la biodiversité, de santé publique et de concertation avec les habitants », écrit Patrice Leclerc, le maire de la commune, dans un courriel au collectif d’associations, syndicats, élus et citoyens “Stop Green Dock”.
Pourquoi Gennevilliers a refusé le permis de construire du projet Green Dock ?
L’élu évoque ainsi plusieurs « insuffisances » : « l’absence de démonstration de l’absence d’impact environnemental significatif, notamment au regard de la proximité du site Natura 2000 et de la dérogation “espèces protégées” ; un déficit de transparence sur les incidences sonores, lumineuses et atmosphériques pour les riverains ; et une prise en compte insuffisante des contributions du public et des collectivités ».
Et ce, alors que la Ville a « toujours affirmé » que ce projet de plateforme logistique multimodale sur le port de Gennevilliers « devait se faire sans impact environnemental et particulièrement sur la zone Natura 2000 ». De même, elle a « toujours annoncé qu’elle tiendrait compte des rapports de la MRAE et de la commission d’enquête publique ». « Le refus de permis de construire correspond à ces engagements », conclut le maire dans son courriel au collectif. Ce dernier salue « la décision juste et courageuse de la Ville de Gennevilliers ».




















