À Toulouse, la fusion entre l’Union de la gauche et La France insoumise pour le second tour des élections municipales n’est pas sans douleur. Des membres de la liste menée par François Briançon annoncent leur départ.
François Briançon a accepté de fusionner sa liste avec celle de François Piquemal, après s’être classé en troisième position au premier tour des élections municipales. Mais ce rapprochement ne fait pas l’unanimité parmi les onze formations qui s’étaient rassemblées derrière le socialiste.
Une fracture éthique pour Marc Sztulman
Le conseiller régional socialiste Marc Sztulman a publié une tribune pour dire son désaccord. Il refuse « cette compromission aux côtés de membres d’un mouvement dont le chef a laissé entendre que les attentats de mars 2012 relevaient d’un complot ».
Marc Sztulman affirme : « Mon éthique personnelle commande aux stratégies politiques. Elle ne leur obéit pas. Je ne quitte pas le combat. Je quitte un attelage où l’on m’a demandé de fermer les yeux. »
Le PRG refuse de transiger sur la laïcité
Le Parti radical de gauche (PRG) de Haute-Garonne a également acté son retrait. Dans un communiqué, la formation explique ne pas pouvoir s’engager derrière une tête de liste LFI. Le mouvement invoque une question de cohérence vis-à-vis de ses militants et des électeurs.
« Depuis le début de ce processus, le PRG 31 a dit clairement ce qu’il était prêt à faire et ce qu’il ne ferait pas. D’autres formations de gauche ont fait des choix différents. Nous le respectons, et nous assumons le nôtre. La cohérence a un prix, parfois. Nous pensons qu’elle a aussi une valeur », écrit le parti dans un communiqué.
Selon Laurent Chérubin, président de la fédération PRG 31 : « La République et la laïcité ne sont pas des options que l’on met de côté quand cela arrange. Ce sont les fondements sur lesquels nous bâtissons notre engagement, à Toulouse comme ailleurs. Nous ne transigerons pas sur ce point. »



















