L’État et les collectivités territoriales ont signé un contrat ce jeudi 7 mai 2026 à Toulouse, en présence du Premier ministre. Un document qui vise à assurer que le projet de Ligne à Grande Vitesse Toulouse-Bordeaux, plombé par des incertitudes financières, verra bien le jour.
La Ligne à Grande Vitesse entre Toulouse et Bordeaux n’a pas de plomb dans l’aile. Et le projet verra bien le jour. C’est, en substance, le message qu’est venu délivrer le Premier Ministre Sébastien Lecornu ce jeudi 7 mai à Toulouse. Il était accompagné par trois de ses collègues : le ministre des transports Philippe Tabarot, la ministre de l’aménagement du territoire et de décentralisation Françoise Gatel et le ministre de l’action et des comptes publics David Amiel.
La signature du document s’est faite dans les locaux de la préfecture de la Haute-Garonne à Toulouse, à Toulouse, en présence de Jean Castex, le président de la SNCF et de représentants des collectivités locales comme Carole Delga, la présidente de la région Occitanie, Alain Rousset, le président de la région Nouvelle-Aquitaine, Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse ou encore Thomas Cazenave, celui de Bordeaux.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a qualifié le projet de LGV de « désormais irréversible » : « Ce projet désormais est irréversible, son irréversibilité se traduit par des premières sommes d’argent, environ 500 millions d’euros qui seront débloqués, pour permettre de lancer les procédures d’appels d’offres », a-t-il déclaré. Cette Ligne à Grande Vitesse doit relier Bordeaux à Toulouse, puis à Dax et mettre la Ville rose à 3h10 de Paris.
Le gouvernement attendu au tournant
La prise de parole du Premier ministre était très attendue par les élus locaux. Cela fait des mois que des incertitudes financières planent au-dessus de ce projet de Ligne à Grande Vitesse : ils redoutent que l’État ne se désengage à cause du contexte budgétaire contraint. La participation étatique devait initialement s’élever à 40% du budget, tout comme la contribution des collectivités. L’Union européenne doit fournir les 20% supplémentaires.
Des élus qui ont aussi été échaudés par le rapport du Conseil d’orientation des infrastructures, organe consultatif composé d’experts et de parlementaires, qui juge « probable » que le coût de la LGV Sud-Ouest, évalué à 14 milliards d’euros en 2020, soit réévalué à hauteur de « +20% environ ». Selon ce rapport, le calendrier de mise en service des deux lignes, prévues pour 2032 et 2034, doit être revu à 2035 pour la liaison avec Toulouse, 2042 pour Bordeaux-Dax.
En marge de ces annonces, la présidente socialiste de la région Occitanie, Carole Delga, a indiqué « approuver la démarche » de la signature de ce protocole pour que les appels d’offre soient « bien lancés en 2026 ». Mais Carole Delà demande à ce que « ces deux pages soient suivies d’effets. »
Quel montage financier pour le projet ?
Mais quel sera le mode de financement de cette Ligne à Grande Vitesse ? Verra-t-elle le jour grâce à un montage intégralement composé de fonds public ou faudra-t-il en passer par un partenariat public-privé pour boucler le projet ? Cette question centrale sera tranchée d’ici un mois. Le ministre des Transports Philippe Tabarot a indiqué que « rien n’a été définitivement décidé. Nous nous sommes donnés encore un mois pour échanger ensemble sur ces différents sujets, pour pouvoir trancher avec les collectivités. Plus qu’un montage, aujourd’hui, ce qui était important, c’était l’annonce qui vient d’être faite par le Premier ministre et l’irréversibilité du projet. »
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555













