Le Premier ministre Sébastien Lecornu a affirmé ce jeudi que le projet de ligne à grande vitesse LGV entre Bordeaux (Gironde) et Toulouse (Haute-Garonne) était « irréversible ».
En visite à Toulouse (Haute-Garonne), le Premier ministre Sébastien Lecornu a affirmé ce jeudi en début d’après-midi que le projet de ligne à grande vitesse Bordeaux (Gironde) – Toulouse était « irréversible ». Ce projet est censé relier Toulouse à Paris en 3h10, d’ici 2032. Un protocole d’accord a été signé sur le sujet en présence des élus des collectivités concernés.
« Ce projet désormais est irréversible et donc son irréversibilité se traduit évidemment par des premières sommes d’argent, pratiquement 500 millions d’euros, qui seront débloquées pour permettre de lancer les procédures d’appel d’offres », a-t-il déclaré à propos de cette ligne qui doit relier Bordeaux à Toulouse, puis à Dax. « Il faut que ça démarre », a-t-il ajouté.
Une prise de parole très attendue
La prise de parole du chef du gouvernement était très attendue par les élus locaux, qui répétaient ces derniers mois leur inquiétude face au risque d’un désengagement de l’État de cet important projet d’infrastructure, pour lequel sa participation devait initialement s’élever à 40 % du budget, à la hauteur de la contribution des collectivités, l’Union européenne fournissant les 20 % supplémentaires.
Citant les obstacles rencontrés par le gouvernement, comme l’absence de majorité à l’Assemblée nationale, les difficultés budgétaires et le « peu de temps d’ici à la fin du quinquennat », Sébastien Lecornu a néanmoins jugé « impensable » de « ne pas bouger » sur certains dossiers comme le militaire, l’énergie ou encore « les questions de transport », « tout aussi importantes ».
Sébastien Lecornu était accompagné à Toulouse du ministre des Transports, Philippe Tabarot, de la ministre de l’Aménagement du territoire, Françoise Gatel, du ministre des Comptes publics, David Amiel, ainsi que du patron de la SNCF, l’un de ses prédécesseurs à Matignon, Jean Castex, qui avait à l’époque formalisé l’engagement de l’État vis-à-vis de cette LGV.















