Sa fille est l’une des Françaises les plus touchées par l’incendie de Crans-Montana, le 1ᵉʳ janvier. Dans un premier temps hospitalisée à Zurich, elle vient d’être transférée en France, et chaque jour, son père est à son chevet. Il témoigne ce lundi.
Brûlée au 3e degré, sur 60% du corps. Pauline, une Toulousaine âgée de 25 ans était dans le bar Le Constellation à Crans-Montana pour la soirée du Nouvel An lorsque un incendie s’est déclaré. 41 personnes sont décédées lors de cette soirée, Pauline est une survivante, mais l’une des Françaises les plus touchées, brûlée sur 60% de son corps. Son père, Laurent, est à son chevet depuis son accident.
Des allers-retours quotidiens à l’hôpital pour être au chevet de sa fille
Lorsqu’on l’appelle, Laurent décroche dès la première sonnerie dans les couloirs du métro. Son quotidien est minuté. Comme chaque jour entre midi et deux, il est en direction de la gare de Toulouse pour prendre le train et rejoindre sa fille dans l’hôpital français où elle vient tout juste d’être transférée. Ce trajet, il le fait deux fois par jour, après avoir dans un premier temps, déménagé à Zurich pour être au plus proche de sa fille. Ses collègues de travail Tisséo, le réseau de transports en commun toulousains, s’étaient organisés pour lui faire don de RTT : « J’en ai eu plus de 500 au total, entre ça et mes vacances à moi ça représente deux ans et demi. »
Un long travail de rééducation sur plusieurs années
Aujourd’hui l’état de Pauline s’est amélioré, mais la jeune femme est encore sous surveillance, elle subit de nombreuses greffes de peau : « C’est une grande brûlée, donc elle doit faire pas mal de choses pour que son corps fonctionne correctement. Voir ma fille dans cet état-là, c’est très dur, c’est une gamine très active et positive, c’est très compliqué. »
Après l’hospitalisation, son père suivra aussi son parcours de rééducation, la Toulousaine doit réapprendre à faire des choses simples du quotidien : « Manger, boire, marcher… ça ne sera plus jamais la même, elle va devoir s’habituer à sa nouvelle vie. Ca peut prendre un an, deux ans, dix ans… on ne sait pas ! » Un long chemin, mais Pauline reste très positive, elle parle déjà de ses futurs voyages à ses infirmières. Elle veut aussi continuer de se battre, pour sa meilleure amie Noémie décédée dans l’incendie.
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