Le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, annonce qu’il porte plainte contre Richard Mébaoudj, qui a repris l’accusation d’emploi « fictif » à Bercy à son encontre. L’an dernier, une première plainte avait été déposée pour ce même motif contre François Piquemal (LFI), devenu l’adversaire aux municipales en mars dernier.
Ne rien laisser passer… Avant le début de la campagne des municipales, en juin 2025, Jean-Luc Moudenc, réélu depuis à la mairie de Toulouse, avait porté plainte pour diffamation contre François Piquemal, le candidat LFI, qui, en mars dernier, est devenu son opposant du second tour de l’élection. Le député Insoumis avait, au moins à deux reprises, considéré que l’emploi du maire de Toulouse comme contrôleur général économique et financier à Bercy était « fictif ».
Ce lundi 18 mai, Jean-Luc Moudenc annonce sur X qu’il a déposé plainte pour la même raison à l’encontre de Richard Mébaoudj, ce Toulousain engagé dans plusieurs combats (la Tour Occitanie, la Cité de la natation, etc.) et opposant résolu au maire de Toulouse.
« Quiconque s’autorise à tenir publiquement des propos mensongers, diffamants et attentatoires à l’honneur s’expose à des poursuites judiciaires », avance le locataire du Capitole. « Le débat public et démocratique exige la confrontation d’idées et de projets. La diffusion d’accusations infondées ou de contrevérités ne saurait être justifiée par la liberté d’expression, encore moins lorsque ces accusations portent atteinte à l’intégrité et à la réputation d’une personne », poursuit le maire qui parle de « diffamation » et de « campagne de dénigrement ».
François Piquemal mis en examen
Le poste occupé à temps partiel par Jean-Luc Moudenc fait régulièrement l’objet d’attaques. La récente campagne électorale en a encore été le cadre. Lors du débat de second tour organisé par « La Dépêche du Midi », François Piquemal avait à nouveau mis en cause le maire. Sachant qu’il allait être visé sur ce sujet, Jean-Luc Moudenc avait, lui, en marge du débat, dévoilé le contenu de l’entretien annuel dont il avait fait l’objet de la part de sa hiérarchie au ministère des Finances. Un rapport qui concluait à la réalité du travail effectué et à sa qualité.
Dans son message sur X, Jean-Luc Moudenc indique que François Piquemal a été mis en examen dans le cadre de cette procédure. Une mise en examen qui est automatique dans le cas de la diffamation. Contacté, le député n’a pas confirmé cette information.
Sollicité, Richard Mébaoudj maintient que « travailler 13 heures par jour, sept jours sur sept, comme l’a déclaré Jean-Luc Moudenc, n’est pas convaincant. » Il explique avoir écrit, en tant que citoyen et non avec ses casquettes associatives : « Jean-Luc Moudenc n’est pas un honnête homme. Je n’ai pas dit : ce n’est pas un homme honnête. Il y a une nuance. » Pour Richard Mébaoudj, « cette plainte sera l’occasion de mettre ce sujet sur la table. »















