La Cour des comptes a publié, ce lundi 11 mai, une enquête sur l’évolution des effectifs territoriaux de la communauté de communes Cévennes Gangeoises et Suménoises et de la commune de Ganges.
La Chambre régionale des comptes d’Occitanie a passé au peigne fin les comptes et la gestion de la communauté de communes Cévennes Gangeoises et Suménoises et de la commune de Ganges de 2019 à 2024. Et ce, dans le cadre d’une enquête régionale portant sur l’évolution des effectifs territoriaux. Elle vient de publier son rapport d’observations définitives ce lundi 11 mai.
Ce que révèle le rapport de la Cour des comptes
Celui-ci révèle que, si la population n’a augmenté que de 3,2%, les effectifs de la communauté de communes ont eux connu une hausse de 20%. Leur nombre s’élève à 127 équivalents temps pleins (EPT) travaillés en 2024. Le taux d’administration brut, c’est-à-dire le nombre d’équivalents temps pleins travaillé divisé par la population, est ainsi supérieur à la moyenne des intercommunalités de même taille, d’après la Chambre régionale des comptes.
« Les compétences exercées, en particulier en direction de la jeunesse, sont fortement consommatrices d’emplois publics », indique, dans son rapport, la Chambre qui précise que « les collectivités locales de ce territoire sont confrontées à une forte demande de services liés à la petite enfance, à la santé et à la dépendance », alors que leur population est vieillissante et le taux de chômage supérieur à celui de la France métropolitaine. Les effectifs de la commune de Ganges ont eux diminué de 4% (33 EPT).
Sur la période étudiée, la masse salariale globale de Ganges a augmenté de 13%, et celle de la communauté de communes de 34% « compte tenu, à la fois, des mesures nationales de revalorisation des rémunérations mais aussi des décisions locales ». La Chambre régionale des comptes d’Occitanie recommande à la communauté de communes « d’utilement mobiliser différents leviers (régime indemnitaire, respect du temps de travail) » : « Buttant sur des résistances à une plus forte mutualisation des moyens avec ses communes membres, elle pourrait initier un schéma de mutualisation ».
Alexandre Hannebicq











