Sa qualification en demi-finale actée, le Stade Toulousain s’est enlevé un poids qui semblait lui peser sur les épaules ces dernières semaines. Il cherchera désormais à mettre cet avantage à profit.
L’heure n’était pas à l’affolement mais le climat commençait à devenir pesant. Alors que la qualification directe des Toulousains en demi-finale ne faisait que peu de doute – ils ont maintenu un écart d’au moins 10 points (12 au maximum) sur le dauphin entre la 17e et la 23e journée –, ils ont toutefois dû attendre la 25e et avant-dernière pour l’officialiser. Pas vraiment le nœud du problème, qui se situe plus dans les difficultés des Stadistes à trouver la bonne carburation.
« On a fait une tellement bonne saison qu’à la fin, on a un peu lâché parce qu’on était premiers, un peu loin devant. Les autres équipes ont réduit un peu l’écart mais le job est fait », soulignait Emmanuel Meafou samedi après-midi, après le succès face à Lyon (39-33). Sans remonter jusqu’à l’élimination européenne à Bordeaux, le deuxième ligne des Bleus identifiait le point de bascule lors de la 22e journée.
« Je pense que ça a commencé lors du match contre Clermont au Stadium. On a bien joué pendant 15 minutes (21-0, NDLR) et après on a lâché (24-27), disait-il. On savait qu’on avait l’occasion de valider notre qualification lors de ce match mais c’est comme ça. On attend maintenant de voir qui nous allons rencontrer en demi-finale. On est contents de s’y qualifier. Évidemment, on aurait voulu que ce soit un peu plus tôt. Mais le job est fait, on peut regarder devant et basculer sur ce match. »
Quelle équipe face au Racing ?
Les Toulousains ont désormais trois semaines pour y penser et le préparer, avec un dernier déplacement à aborder, samedi au Racing. « On veut quand même le gagner pour bien basculer sur la demi-finale. On sait qu’on ne joue pas le barrage, on aura une semaine de préparation (en stage en Catalogne, NDLR), donc ce match contre le Racing compte aussi dans notre préparation. On est qualifiés, on est contents collectivement. Évidemment, on n’a pas montré notre meilleur visage aujourd’hui, mais ce n’était pas le plus important. »
Reste désormais à savoir si les Toulousains voudront l’afficher à l’Arena ou le réserveront pour le Vélodrome en préservant une grande partie des cadres appelés à disputer le rendez-vous marseillais.
« On va voir l’état des troupes, tout simplement, évoquait samedi Laurent Thuéry, l’entraîneur de la défense. On va faire le check de ce match parce qu’il a fait chaud quand même. Ça a couru, ça a tapé. On va faire le point avec tous les secteurs et, au cas par cas, voir ce qui est le plus judicieux. Mais il est trop tôt encore pour savoir ce qu’on fera et quelle équipe sera alignée au Racing. On verra lundi matin ce qu’on fait. »














