EXCLUSIF. Les policiers d’élite du RAID sont intervenus ce dimanche matin pour interpeller un homme retranché dans un appartement du quartier Empalot, à Toulouse. Il est suspecté d’avoir tiré plusieurs coups de feu au pied des immeubles, vers 7 heures, en direction d’une victime introuvable.
8 h 45, ce dimanche matin. Le quartier d’Empalot émerge péniblement dans une relative fraîcheur. À l’affût, un goéland affamé arrache un croissant entier au bitume au moment même où plusieurs vans Volkswagen noirs rallient l’impasse des Cormorans. Des hommes encagoulés, équipés et lourdement armés s’en extraient. Le RAID.
Coups de feu au pied de l’immeuble
Deux heures plus tôt, des appels avaient retenti sur le numéro d’urgence de la police. Des coups de feu venaient, semble-t-il, de claquer au pied d’un immeuble, à la suite d’un différend. « J’avoue que je n’ai rien entendu », s’excuse une aide à domicile descendue « faire trois courses chez Aldi » en ce jour de relâche.
« Souvent, le week-end, des gens organisent des fêtes et des barbecues sous les arbres de la place en face. C’est sympa, mais ça fait du bruit. Alors, je dors avec les boules Quiès », confie cette femme.
Visage fermé, la plupart des riverains assurent n’avoir rien vu, rien entendu. « Mais je pense que ça venait de se passer quand je suis arrivée, car j’ai croisé la police qui déboulait », s’enhardit une infirmière en pleine tournée. Selon nos informations, la supposée victime des coups de feu serait parvenue à prendre la fuite. Touchée ? Indemne ? Mystère, pour l’heure.
Un homme retranché dans un appartement
Le tireur présumé, quant à lui, s’était réfugié dans un appartement situé au deuxième étage d’un immeuble en comptant cinq. Avec cette possibilité d’un homme armé retranché, les services de police ont mis en place un périmètre de sécurité, en attendant la « cavalerie ».
Peu avant 9 heures, deux détonations assourdissantes font sursauter les riverains les plus matinaux, accoudés aux rambardes des coursives surplombant le dispositif. Les hommes du RAID, renforcés des effectifs de la Compagnie départementale d’intervention (CDI) et de la brigade anticriminalité (BAC), ont fait usage de grenades flash pour pénétrer dans les lieux et maîtriser leur cible sans tirer un coup de feu.
Garde à vue
À ce stade de l’enquête, aucune arme n’a été retrouvée par les forces de l’ordre à l’intérieur du logement. Contrairement au pied de l’immeuble concerné. Le tireur s’en serait-il débrassé par une fenêtre ?
Âgé de 27 ans, le suspect, « déjà connu des services » notamment pour des affaires de stupéfiants, a été placé en garde à vue dans les locaux du commissariat central de Toulouse. L’enquête a été confiée à la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS).














