Un homme est mort ce vendredi à Belberaud, près de Toulouse, après une collision avec un train circulant sur la ligne Narbonne-Toulouse. L’automobiliste se serait engagé près d’un passage à niveau alors que les barrières s’abaissaient. Une enquête de gendarmerie est ouverte.
Un homme arrive avec ses poubelles, au bord de la petite route coupée par les gendarmes. Il s’avance, puis demande simplement : « Il n’y a pas de train, je peux passer ? ». Non, répond un militaire. Le trafic ferroviaire est à l’arrêt depuis la fin de matinée. À Belberaud, commune située à une vingtaine de kilomètres de Toulouse, un homme d’une trentaine d’années a perdu la vie ce vendredi. Sa voiture a été percutée par un train lancé à pleine vitesse.
Près des conteneurs, quelques morceaux de plastique, une plaque d’immatriculation arrachée, le pare-brise éclaté et des fragments de carrosserie sont entassés. Il ne reste presque rien de l’Opel blanche. Une boule de métal, froissée comme du papier. Le conducteur se serait engagé alors que les barrières du passage à niveau étaient en train de s’abaisser. Les lumières rouges se sont mises à clignoter. Le signal sonore a retenti. Puis, sur les rails, la masse rouge du train de la ligne Narbonne-Toulouse est apparue, de plus en plus proche.
Le choc a été d’une violence extrême. La voiture s’est encastrée sur le train. Le convoi a engagé un freinage d’urgence avant de s’immobiliser quelques centaines de mètres plus loin. Des débris ont été projetés sur une large distance. Le moteur a été retrouvé à environ 80 mètres du point d’impact.
Malgré l’intervention rapide des secours et une tentative de réanimation cardio-pulmonaire, le conducteur a été déclaré mort sur place par un médecin. La désincarcération a été longue. La victime, âgée d’un peu plus de 30 ans, serait originaire de Toulouse. Une autopsie doit être pratiquée.
Un geste volontaire ?
Le train transportait 111 voyageurs, dont deux nourrissons, ainsi que cinq agents de la SNCF. Tous ont été évacués en bus vers la gare la plus proche. L’un des passagers a été victime d’un léger malaise, sans gravité. Au total, 24 sapeurs-pompiers du SDIS 31 ont été mobilisés sur cette intervention.
En début d’après-midi, autour de la rame immobilisée, les opérations se poursuivaient encore. Un camion-grue levait ce qu’il restait de la voiture. Les rues menant au passage à niveau étaient bloquées.
La circulation ferroviaire sur la ligne Narbonne-Toulouse a été interrompue une bonne partie de l’après-midi. Une reprise partielle puis progressive du trafic était ensuite envisagée. La rame, elle, devait pouvoir repartir.
Une enquête a été ouverte par la gendarmerie pour préciser les circonstances du drame. À ce stade, plusieurs éléments restent à établir, notamment la raison exacte de la présence du véhicule sur la voie. L’hypothèse d’un geste volontaire fait partie des pistes étudiées.
« C’est malheureux. Je pense à sa famille, qui ne s’attendait pas à ça. Je leur adresse toutes mes condoléances », réagit Rafaël Sorroche, maire de Belberaud. Dans la commune, la route a été rouverte. Sur le bas-côté, des débris minuscules parsèment le sol.













