Depuis que la vidéo de La Dépêche du Midi, consacrée à son incroyable ressemblance avec Pierre Niney, a été vue plusieurs millions de fois sur les réseaux sociaux, Yoan-Louis ne passe plus inaperçu. Interpellé dans la rue, sollicité par les médias du pays entier et désormais reconnu bien au-delà de son salon de coiffure, le Toulousain de 34 ans vit un véritable tourbillon. Si cette notoriété soudaine lui vaut son lot de stress et de situations insolites, elle lui ouvre aussi de nouvelles perspectives professionnelles. Une parenthèse inattendue qui pourrait bien changer durablement le destin de celui que beaucoup surnomment « Pierre Nin’Hair ».
Rue du Taur, Yoan-Louis peine à marcher sans être accosté par des passants. « Ah mais c’est vous le sosie de Pierre Niney ! Je vous ai vu sur le plateau de ‘Quelle époque’ ! », lui lance un homme d’affaires. « Je peux prendre un selfie avec vous ? », lui demande un autre. Depuis l’article et la vidéo, vus plusieurs millions de fois sur les réseaux sociaux, que La Dépêche du Midi lui a consacrés le 28 mai, le Toulousain de 34 ans a vu sa vie bouleversée. « Je n’ai plus de voix, j’ai donné trop d’interviews. »
S’il est désormais intégré dans l’esprit de tout un chacun qu’il est bien un coiffeur toulousain, et pas le célèbre acteur du « Comte de Monte-Cristo », sa ressemblance continue de fasciner. Porté par cette notoriété soudaine, le sosie malgré lui vient de vivre deux semaines de tourbillon médiatique. Et il voit déjà des opportunités professionnelles intéressantes se présenter à sa porte.

« C’est parti dans tous les sens ! »
Repéré par les internautes par le biais de ses vidéos pédagogiques sur la coiffure, qu’il poste sur son compte Instagram, il a répondu à d’innombrables sollicitations dans la foulée de La Dépêche : France Bleu, Le Parisien, Toulouse FM, Ouest-France, TF1, France 5, Closer… De nombreux médias web ont aussi repris ses images. « Il y a eu un effet boule de neige, je ne m’attendais pas à ça. C’est parti dans tous les sens ! », s’exclame-t-il. « J’ai des journalistes qui ont débarqué au salon (Tia Gigi, rue de la Concorde, où il loue un fauteuil, ndlr) et qui sont restés avec moi pendant des heures. »
Il est interviewé à Paris par Kombini, puis enchaîne dans la même journée avec l’émission de Léa Salamé, sur France 2. « J’étais hyper stressé, c’était horrible. Dans les loges, j’avais envie de vomir. Je n’étais pas sûr d’arriver à gérer le plateau en direct. Je me suis bloqué le dos, c’est pour ça que j’ai l’air raide à l’écran, raconte-t-il. Je me demandais ce que je foutais là, j’avais le syndrome de l’imposteur. »
Trop de pression ? Sans aucun doute. « J’ai accepté parce que je me suis dit que la visibilité pouvait être intéressante pour moi professionnellement, que des gens allaient s’intéresser au fond de ce que je fais, à mes contenus sur la coiffure. » Ça fonctionne : son dernier post, sur le consentement, a fait le double de vues par rapport à d’habitude. Le nombre de ses followers a lui aussi grimpé en flèche.
« Je reçois beaucoup d’appels de gens qui veulent prendre rendez-vous pour une coupe, mais je n’ai pas ouvert mes réservations au-delà de deux mois, volontairement, sinon mes clients habituels ne pourraient plus venir. » Yoan-Louis constate aussi avec bienveillance : « Beaucoup de gens passent au salon pour me poser des questions sur les cheveux. Je sens bien qu’ils font les curieux. Certains me prennent en photo à travers la vitrine. Et je sens souvent qu’on me fixe du coin de l’œil… J’ai droit à des ‘Ah ! Bonjour monsieur le coiffeur !’ Mes clients me disent : ‘Ça fait deux semaines que je ne vois que toi dans mon téléphone’. »

Pékin Express
L’autre bonne nouvelle, c’est que des opportunités professionnelles émergent. « Hier encore, on m’a appelé pour tourner dans Pékin Express, mais je ne sais pas si je vais accepter », confie-t-il. Des chaînes comme TF1 et M6 lui proposent de participer à de nouveaux concepts d’émissions. « Je ne veux pas juste jouer le sosie. Je préfèrerais une émission en lien avec la coiffure, le relooking, le bien-être. » Une marque française de maroquinerie et d’accessoires, dont il ne préfère pas dévoiler le nom, lui a proposé de poser comme modèle. « C’est une marque qui a de belles valeurs, avec laquelle je me sens en accord. C’est l’occasion pour eux d’avoir un Pierre Niney pas cher (rires). » Une nouvelle vie commence pour Pierre Nin’Hair, on dirait !













