Depuis juillet 2025, la vie de Bilal vire au calvaire dans sa résidence de Gratentour (Haute-Garonne). Plafond défoncé par les eaux, nuisances non-stop et nuisibles tenaces : malgré les alertes à la mairie et à la préfecture, le blocage persiste. Qui dit vrai dans ce huis clos ? On vous raconte cette histoire.
Depuis son emménagement en juillet 2025 dans un appartement de Gratentour, Bilal affirme faire face à une accumulation de problèmes qui rendent son logement « invivable ». Le jeune locataire pointe du doigt les occupants de l’appartement situé au-dessus du sien, qu’il accuse d’être à l’origine de nuisances sonores répétées, d’un dégât des eaux ayant duré plusieurs mois et d’une infestation persistante de cafards.
« Un logement devenu invivable »
« Il faut être tranquille chez soi », confie-t-il. Le locataire évoque des bruits fréquents de jour comme de nuit, mais aussi une importante infiltration d’eau signalée dès l’été 2025. « J’ai signalé le problème en août, mais il n’a réellement commencé à être traité qu’en novembre », affirme-t-il.
Autre sujet de préoccupation : la présence de cafards. Selon lui, le problème existait avant son arrivée. « Malgré les désinsectisations, ça revient toujours », déplore-t-il. Il a également mis en cause le comportement de ses voisins du dessus, affirmant que des encombrants et divers objets seraient régulièrement stockés ou ramenés dans le logement.
Face à cette situation, Bilal a multiplié les démarches. Il indique avoir contacté son bailleur, la mairie, la préfecture, l’Agence régionale de santé ainsi que les forces de l’ordre. Il souhaite désormais obtenir un relogement afin de quitter un logement qu’il juge devenu difficilement habitable.
Le bailleur assure réagir
Le bailleur Promologis affirme avoir pris en charge les différents signalements effectués par son locataire. Concernant le dégât des eaux, il indique avoir mandaté une entreprise spécialisée afin d’identifier l’origine de la fuite. Le remplacement d’un bac à douche situé dans le logement de l’étage supérieur a été présenté comme étant à l’origine du sinistre.
Concernant les cafards, plusieurs campagnes de désinsectisation ont été menées depuis septembre 2025, dont une dernière intervention réalisée le 8 juin 2026. L’ensemble de ces opérations a été financé par le bailleur.
Sur la question des nuisances sonores, Promologis indique avoir demandé au locataire, en février 2026, de compléter un dossier comprenant notamment une attestation sur l’honneur et un formulaire Cerfa afin de permettre le traitement de la situation. Le bailleur affirme n’avoir reçu aucun retour à ce jour et précise qu’aucun autre signalement émanant d’autres résidents ne lui aurait été transmis.
Une demande de relogement en attente
La demande de relogement formulée par Bilal a bien été enregistrée dans le système national de demande de logement social. Son aboutissement dépendra toutefois des logements disponibles et des critères d’attribution en vigueur.
En attendant une mutation, le locataire assure continuer à vivre au quotidien avec des difficultés qu’il estime insuffisamment prises en compte. « Je pense aussi aux futurs locataires. Si rien ne change, ils risquent de subir les mêmes problèmes », conclut-il.













