Trafic de drogue à Toulouse : une femme de 40 ans a été identifiée grâce à son ADN, plusieurs mois après une course-poursuite rocambolesque. Chez elle, les enquêteurs ont saisi 3 kg de résine de cannabis et plusieurs balances électroniques.
Ils avaient les CRS aux basques et, plutôt que d’obtempérer au contrôle, ce 21 janvier 2025, à Toulouse, les deux individus à bord d’un véhicule jugé suspect ont préféré couper le contact et fuir chacun de leur côté. Une tactique qui leur a plutôt bien réussi, du reste, puisqu’ils n’ont pas été retrouvés sur le coup.
ADN et traces papillaires
Mais dans leur fuite, l’un d’eux a préféré abandonner dans son sillage plusieurs paquets embarrassants. Le risque d’être pris avec pesait lourd : il s’agissait, en l’occurrence, de trois plaquettes de résine, soit 1,5 kg de cannabis, que la police a récupérées.
Grâce aux prélèvements effectués sur ces paquets – traces papillaires et ADN –, un nom a fini par émerger du fichier : celui d’une femme de 40 ans, déjà mise en cause dans un trafic de stupéfiants en 2024. Il a ensuite fallu de longs mois avant de parvenir à la « loger » (localiser) dans le quartier du Mirail.
Perquisition fructueuse
Lundi 15 juin, une opération a été menée à son domicile. De source proche de l’enquête, la perquisition a permis de mettre la main sur 3 kg de résine et près de 800 euros en cash, ainsi que trois balances électroniques.
À moins de suivre un régime drastique en famille, la multiplication de ce genre d’instruments évoque davantage le conditionnement de produits prohibés que Weight Watchers ou Comme j’aime.
Comparution immédiate ?
D’ailleurs, en garde à vue, la quadragénaire aurait avoué s’adonner à l’activité de « nourrice » pour le compte de trafiquants. Déférée au parquet de Toulouse, elle devait faire l’objet d’une possible comparution immédiate ce mardi, devant le tribunal correctionnel.













