Un ancien responsable d’une association sportive de Toulouse est soupçonné d’avoir détourné plus de 514 000 euros entre 2019 et 2024. Il aurait notamment acheté deux bateaux et créé une société liée à la voile, sa passion. Il sera jugé dans les prochains mois.
Pendant plusieurs années, l’argent destiné à faire vivre une association sportive toulousaine aurait suivi une tout autre route. Celle d’un compte personnel, de deux bateaux, d’un vélo et d’une société créés autour d’une passion : la voile.
Entre 2019 et 2024, un homme de 49 ans, alors co-président, co-trésorier et co-secrétaire de l’association sportive SOAT 111, est soupçonné d’avoir détourné 514 000 euros au préjudice de cette structure basée à Toulouse. Une somme considérable, patiemment siphonnée, selon les investigations, au profit de ses intérêts personnels.
Connu des services de police, cet ancien responsable associatif aurait utilisé les fonds détournés pour alimenter son propre compte bancaire. Mais l’argent aurait aussi servi à financer un train de vie plus singulier : deux bateaux, un vélo, ainsi que la création d’une société en lien avec la pratique de son sport, sa passion, la voile.
Une plainte déposée par une adhérente
Le 10 juin, entendu par les enquêteurs, le quadragénaire a reconnu les faits. Il a affirmé avoir déjà remboursé 60 000 euros à l’association. Mais il n’a pas été en mesure d’en apporter la preuve. Les investigations n’ont permis d’établir, à ce stade, qu’un remboursement effectif de 49 000 euros.
L’affaire ne s’arrête pas à ce détournement présumé. En parallèle, une adhérente a déposé plainte contre lui pour tromperie. En cause : la brochure de l’association, qui indiquait aux adhérents la possibilité de bénéficier d’un abattement fiscal de 60 % sur les sommes versées. Or, selon les éléments recueillis, l’association n’était pas habilitée à délivrer des reçus fiscaux ouvrant droit à une réduction d’impôt. Pour cette adhérente, les conséquences ont été très concrètes. L’administration fiscale lui réclame aujourd’hui 13 000 euros.
Réentendu le 16 juin, l’ancien dirigeant devra désormais s’expliquer devant la justice. Il sera jugé dans les prochains mois.













