À la veille de l’audience décisive de ce mercredi 17 juin, un investisseur français de renom a manifesté son intérêt pour le projet porté par la direction de Fibre Excellence. Face à cette nouvelle donne de dernière minute, le tribunal de commerce de Toulouse a décidé de reporter l’audience au 6 juillet et d’ouvrir un nouveau délai pour le dépôt des offres. Voici ce que l’on sait.
C’est un rebondissement que beaucoup n’osaient plus espérer. Alors que l’avenir de Fibre Excellence devait se jouer ce mercredi 17 juin devant le tribunal de commerce de Toulouse, l’audience a finalement débouché sur un ajournement de l’examen du dossier au 6 juillet prochain.
En cause : l’arrivée inattendue, à la veille même de l’audience, d’un investisseur français de premier plan qui a transmis une lettre d’intention pour participer au projet de reprise porté par la direction du groupe papetier.
Cette initiative de dernière minute a conduit le tribunal à revoir son calendrier. Considérant que cette arrivée pouvait renforcer la crédibilité financière du projet défendu par la direction, le tribunal a choisi de ne pas trancher immédiatement entre la poursuite de l’activité et la liquidation judiciaire.
Un nouveau calendrier fixé
Afin de permettre à cet investisseur de formaliser son engagement, une nouvelle échéance a été arrêtée. Il disposera jusqu’au 30 juin pour déposer une offre détaillée et préciser les modalités de sa participation au tour de table financier. Le tribunal examinera ensuite les éléments transmis lors d’une nouvelle audience programmée le 6 juillet.
Depuis plusieurs semaines, les sites de Saint-Gaudens et de Tarascon (Bouches-du-Rhône) sont à l’arrêt et les salariés vivent avec la menace d’une liquidation judiciaire imminente. Le report accordé par le tribunal ouvre une nouvelle fenêtre de négociation et ravive l’espoir d’une issue favorable.
Il faudra désormais que l’intérêt manifesté par cette personnalité reconnue du monde de la finance se traduise par un engagement concret et suffisamment solide pour sécuriser le projet de reprise interne, évalué à près de 85 millions d’euros.










