Un nouveau centre de santé toulousain va réunir des médecins retraités pour répondre à la pénurie de spécialistes. Probablement installé à Saint-Cyprien, il proposera des consultations sans dépassement d’honoraires et des actions de prévention. Partie d’une volonté locale, ce projet rejoint le réseau national des Centres de spécialités médicales Odon Vallet (CSMOV), qui lutte contre les déserts médicaux et la fuite des savoirs. On vous explique.
Un nouveau centre de santé, regroupant des praticiens à la retraite de diverses spécialités médicales, va être créé à Toulouse. Les consultations se feront dans un seul local, probablement dans le quartier Saint-Cyprien, et seront de secteur 1, c’est-à-dire sans dépassement d’honoraires.
Une vingtaine d’anciens médecins ont déjà répondu présents. Mais un appel est également lancé à tous ceux qui souhaitent rejoindre l’aventure. Ils travailleront entre 0,5 et deux jours par semaine, en étant salariés et exonérés de toute gestion administrative. Le centre proposera aussi des actions de prévention, ainsi que des formations pour les futurs médecins.
Le projet a été lancé par une équipe locale toulousaine, autour des professeurs Didier Carrié, Fati Nourashémi, Laurent Schmitt et Michel Soulié. « Même si cela semble paradoxal, nous manquons de spécialistes à Toulouse, et beaucoup de personnes aux confins de l’agglomération ont du mal à trouver un médecin, même spécialiste », déplore le Pr Henri Boccalon, ancien chef du service de médecine vasculaire du CHU de Toulouse, qui chapeaute cette création.
Un réseau national
« Nous accueillons toutes les spécialités médicales, car elles peuvent représenter beaucoup d’espoir pour les patients », ajoute-t-il. Le site toulousain rejoindra le réseau des Centres de spécialités médicales Odon Vallet (CSMOV), une association nationale dont le but est de combler les déserts médicaux et de favoriser l’accès aux soins, en permettant aux médecins retraités de poursuivre une activité.
Le CSMOV a ouvert deux premiers centres en 2025 à Paris, où une cinquantaine de médecins accueillent entre 150 et 200 patients par jour. Des projets sont en cours dans d’autres grandes agglomérations. « Nous avons souvent suscité de nouvelles vocations auprès de médecins qui avaient dû prendre leur retraite, et qui ont pourtant encore une très belle énergie pour continuer à soigner et former », explique Jérémy Renard, l’un des cofondateurs du CSMOV.












