À 47 ans, Dany a toujours fait le choix de vivre ses relations amoureuses chacun chez soi. Pour ce Toulousain, être en couple ne signifie pas forcément partager le même toit. Depuis ses premières histoires d’amour, il revendique ce besoin de solitude et d’indépendance, convaincu que cette organisation lui permet de préserver son équilibre et de profiter pleinement des moments passés à deux.
Si le terme « célicouple » est relativement récent et encore méconnu de nombreux Toulousains, pour Dany (*prénom modifié), il correspond à un mode de vie qu’il a toujours connu. Aujourd’hui âgé de 47 ans, ce Toulousain fait le choix, depuis ses premières histoires d’amour, de ne jamais vivre avec ses compagnes. Être en couple, oui, mais chacun chez soi. Une façon de vivre sa relation qui répond avant tout à son besoin d’indépendance et de solitude. Il raconte sa vision du couple.
Un choix réfléchi pour préserver son sentiment de liberté
Depuis ses premières relations, Dany avait le sentiment de ne pas fonctionner comme les autres. « J’ai toujours eu ce besoin d’avoir ma solitude, de me retrouver seul à certains moments », explique le Toulousain. Un besoin qu’il ressentait déjà, très jeune, lorsqu’il a eu sa première petite amie. » Je me suis dit : « Il va falloir que je me rende disponible, ça va me prendre du temps. » C’était une sorte de responsabilité », se souvient-il. Un sentiment qui l’a poussé à s’interroger jusqu’à sa première véritable relation, au cours de laquelle il a compris ce qui lui convenait.
« J’ai le sentiment que si je vis avec quelqu’un, ça va me lasser. Il arrive à certains moment de la journée qu’on n’ait pas forcément de se parler ou de passer du temps ensemble. Quand je suis de mauvaise humeur, par exemple, je ne veux pas que ça soit un tue-l’amour. Je préfère passer des moments qualitatifs avec ma compagne. Ce n’est pas grave si on n’a pas envie de se voir », raconte-t-il.
Pour autant, Dany refuse de considérer ce choix comme égoïste. « Je partage tout avec mes copines. Ce n’est pas une question de ne pas vouloir leur donner leur place. C’est plutôt que, pour que ça fonctionne, il faut que ce soit ainsi », assure-t-il. Une autre conception de la vie de couple qui, selon lui, tend progressivement à être mieux comprise et acceptée.
Une situation longtemps incomprise
Pour autant, ce choix de vie n’a pas toujours été facile à faire accepter. « Ce n’est pas évident de s’adapter à ce mode de vie quand tu as 20 ou 30 ans », reconnaît-il. Le Toulousain raconte avoir connu de nombreuses relations et séparations, certaines ayant notamment pris fin parce qu’il refusait, au fil du temps, de changer d’avis sur la vie commune. « Ça a généré pas mal de souffrance, jusqu’à ce que je connaisse ma relation actuelle, avec une personne qui a déjà connu le mariage, la maison, l’enfant et qui, aujourd’hui, est bien contente d’avoir sa vie et de pouvoir se retrouver seule à certains moments », raconte-t-il.
Aujourd’hui, ce rythme de vie convient pleinement à Dany. Entre les moments passés chez lui et ceux, plus ou moins longs, partagés avec sa compagne, il dit avoir trouvé son équilibre. « Je ne dis pas que plus tard, avec l’âge, je ne changerai pas d’avis. Mais aujourd’hui, ça me convient. Il faut faire les choses comme on les ressent », conclut-il.












