À Toulouse, mercredi midi, un homme de 31 ans a semé la panique dans le quartier de la Roseraie, agressant une cycliste et lançant des pierres sur les passants et les voitures. Interpellé par la police, il a été trouvé en possession de protoxyde d’azote. « Dans un état second », il a été conduit aux urgences psychiatriques.
Elle pédalait tranquillement, mercredi midi, quartier de la Roseraie, à Toulouse, lorsqu’il a surgi devant elle. Ce piéton inconnu lui a ostensiblement barré la route, en mode attaque de diligence. « La cycliste s’est arrêtée et il lui a porté un coup qui l’a fait chuter », grimace une source policière.
« Dans un état second »
Puis le standard des appels d’urgence (le 17) a subitement connu une hausse de fréquentation. Les témoins décrivaient tous la même scène : un homme au comportement erratique visait passants et automobilistes avec des cailloux. « Il jetait des pierres sur les gens. Un joggeur, notamment, a été touché », suggère notre interlocuteur.
Deux patrouilles du Groupe de sécurité et de proximité (GSP) étaient immédiatement dirigées vers le point chaud et l’individu, âgé d’une trentaine d’années, était interpellé sans heurts. « Il se trouvait dans un état second ».
Urgences psychiatriques
Quelques instants plus tôt, à hauteur du pont de l’avenue d’Atlanta, les forces de l’ordre l’ont vu se débarrasser d’un objet qui s’est avéré être une bombonne de protoxyde d’azote. L’inhalation de ce fameux gaz hilarant, non classé dans la catégorie des stupéfiants, produit un effet euphorisant, prisé des fêtards. Mais à trop forte dose, il peut surtout provoquer des phénomènes d’asphyxie ou de paralysie irréversible.
L’état du mis en cause ayant été jugé incompatible en l’espèce avec une mesure de garde à vue, il a été dirigé vers les urgences psychiatriques de Purpan. À ce stade de l’enquête, seule la victime à vélo a déposé plainte pour violence.












