Remis au goût du jour par Arnaud Favier et Eric Lacroix, le restaurant du Stade Toulousain Tennis fait désormais la part belle au feu pour notre plus grand plaisir. Nous nous y sommes régalés de grillades au feu de bois en tout genre mais pas que…
Ça joue bien et ça mange bien ! On ne va pas rappeler le palmarès de notre glorieuse équipe de rugby, mais le Stade Toulousain qui nous intéresse aujourd’hui concerne plutôt les sports de raquettes. Quelques belles performances tennistiques glorifient également le Stade, mais cette fois, nous avons plutôt rendez-vous en face des terrains de padel, au club house.
Tout a été repensé et le lieu comme l’ambiance donnent plutôt envie d’y traîner. Il vaut d’ailleurs mieux éviter de trop s’y attarder en arrivant, surtout éviter de lorgner sur les mètres de barbecue incandescents. Condition évidente pour que le sport ne passe pas à la trappe au profit de l’apéro. Aux commandes des lieux, on retrouve deux larrons de la restauration et pas des moindres : Arnaud Favier (groupe À la Une, Buffet du MIN,…) et Eric Lacroix, ex du glorieux Café Francis avenue des États-Unis. Le Big Joe fume à tout va, et les deux compères s’y entendent pour ce qui est de la graille, à notre arrivée, deux cochons de lait rôtissaient tranquillement au tournebroche laissant échapper de la croûte se formant quelques gouttes de jus devenu précieux nectar.
Une carte à se lécher les babines
Vous aurez compris que la braise règne en reine au Club House, mais la carte n’est pas exempte d’autres propositions toutes plus alléchantes les unes que les autres. L’offre est magnifique, que ce soit le midi ou le soir. Petite chiffonnade de jambon ibérique ou Cecina de bœuf et pain cristal cuit au feu de bois en petite mise en bouche et on hésitera entre le crudo de thon rouge, sauce vierge pastèque et lamelles de concombre (12 €) et le croustillant de gambas, mayo sriracha et poudre d’olive noire (14 €).

Pour un peu de fraîcheur, on peut taper dans les tomates, burrata, pesto aux agrumes et granité de pêche (18 €), la terrine de poireau et pickles de légumes (8 €), la salade César du Club House (18 €) ou le carpaccio de filet de bœuf sauce chien et vieille mimolette (22 €). Mais la star reste la flamme, alors on tape dans la brochette de poulpe (25 €) ou le filet de bar (20 €) si on est côté mer et côté terre, on lorgne sur les brochettes qu’elles soient de poulet (18 €), de cœur de canard (19 €) ou de cigaline (18 €), sur la saucisse maison (16 €) ou bien évidemment sur l’emblématique côte de bœuf (entre 7 et 9 € les 100 g) !
Nous nous sommes régalés

Après qu’un très joli carpaccio de gambas rouges nous a mis les papilles en éveil, quelques palourdes ouvertes en passoire à la flamme ont fini de nous préparer à la suite. Laquelle suite a pris la forme d’une brochette de mortadelle au binchotan (petit barbecue japonais) inhabituelle et surprenante de gourmandise. Gros gros coup de cœur pour la brochette XXL de feuille de bavette, lard, marinade accompagnée de smash potatoes. Un monument, de par la taille mais évidemment aussi de par le goût. On s’en prend plein la bouche, il y a du goût, du contraste, c’est franchement délicieux, on en redemanderait presque si l’œuvre première n’était pas déjà si conséquente.

Puis c’est l’hallali, le coup de grâce, porté par le maestro de la bidoche, Eric Lacroix. Que ce soit l’entrecôte Simmenthal ou le faux-filet de race polonaise, la cuisson comme le goût fut parfaits, quand on connaît son domaine, le résultat s’en ressent et ça régale. Pour finir sur une touche sucrée, on peut tâter de la tarte au chocolat miroir, s’achever d’un gourmand cube de brioche XXL ou plus légèrement d’un carpaccio d’ananas rôti. Le Club House du stade, on en redemande !

















