Un cas autochtone de chikungunya a été confirmé à Nogent-sur-Marne. Après une première opération de démoustication, une seconde est prévue, tandis qu’une enquête est menée pour rechercher d’éventuels autres cas.
« Des informations circulent, parfois incomplètes, et nous recevons légitimement beaucoup de questions », déclare la Ville sur son site internet. Et ce, à la suite d’un cas de chikungunya « confirmé le 19 août chez un habitant » de la commune. C’est pourquoi la Mairie a décidé d’apporter des précisions.
Une deuxième opération de démoustication prévue
Tout d’abord, « la personne concernée ne revenait pas d’un voyage dans une zone où circule le chikungunya ». C’est donc un cas autochtone. « Cela ne permet pas pour autant de savoir précisément où la piqûre infectante a eu lieu : à Nogent ou lors d’un déplacement à proximité ». Mais, « par précaution, l’ARS intervient autour du domicile de la personne concernée » qui « va bien et n’a pas été hospitalisée ».
Ainsi, une enquête a été menée pour constater la présence du moustique tigre, puis une opération de démoustication a eu lieu dans la nuit du 25 au 26 août. « Une seconde est prévue », annonce la Mairie. Une enquête en porte-à-porte est également réalisée « pour rechercher d’éventuels autres cas ».
Comment se transmet le chikungunya ?
Par ailleurs, la Ville tient à souligner que la présence de ces nuisibles « ne signifie absolument pas qu’ils sont porteurs du chikungunya ». « Pour qu’un moustique puisse transmettre le virus, il faut d’abord qu’il pique une personne elle-même porteuse du chikungunya. Le virus se développe ensuite dans le moustique qui pourra, à son tour, le transmettre en piquant une autre personne ». De même, le chikungunya ne se transmet pas directement d’un humain à un autre.
« Pas de panique donc, mais de la vigilance et les bons gestes », conseille la Mairie. Elle rappelle ainsi que le moyen le plus efficace contre la prolifération du moustique tigre « reste de l’empêcher de se reproduire ». « Faisons tous le tour de nos jardins, balcons, terrasses et cours et supprimons les eaux stagnantes. La Ville fait sa part sur l’espace public. Les autorités sanitaires font la leur lorsqu’un risque sanitaire est identifié. Et chacun peut agir chez lui », conclut-elle.













