De passage à Toulouse ce lundi 12 octobre, Aleida Guevara, fille du « Che », est venue défendre ses convictions révolutionnaires et témoigner de la situation de Cuba, toujours confrontée aux conséquences du blocus américain.
C’est une conférence un peu spéciale qui se tenait ce lundi 12 octobre, dans les locaux de la Bourse du travail à Toulouse. Aleida Guevara, fille du « Che », était de passage dans la Ville rose à l’invitation de l’association France Cuba. L’occasion pour elle de revenir sur la situation de son pays d’origine et de défendre ses convictions révolutionnaires.
Une conférence sur Cuba
Invitée en France, Aleida Guevara a parcouru plusieurs villes du sud du pays pour parler de la situation de son île natale. Médecin, mère de famille et militante, elle témoigne des difficultés rencontrées par les Cubains, notamment en raison du blocus américain.
« Quand tu invites une personne, tu te dis : bon, elle peut parler de santé, elle peut parler d’éducation, elle peut parler de l’actualité cubaine. Parce que je vis dans mon pays, parce que je suis médecin et que je subis toutes les conséquences du blocus, parce que je suis une mère cubaine et parce que je suis une femme révolutionnaire, je peux parler de la réalité de ce que vit mon peuple », explique-t-elle.
Elle déplore également : « les personnes n’ont pas conscience de ce que c’est d’être latino-américain ».
Un discours engagé
Aujourd’hui pédiatre dans un pays en crise, Aleida Guevara porte un discours résolument révolutionnaire. « J’ai voulu être une femme, une médecin, pour pouvoir rendre service dans une société socialiste », indique-t-elle. Pour elle, chacun doit s’engager à son échelle et contribuer à l’avenir de son pays. « Il faut rompre l’inertie. Tu ne peux rien exiger des gens si toi-même tu ne le fais pas. Ce n’est pas le titre qui est important, mais plutôt de savoir comment tu vas servir ton pays. Il faut continuer de travailler sur cette révolution », plaide-t-elle.
Celle qui se décrit elle-même comme une femme révolutionnaire ne souhaite pas être ramenée à l’image de son père. Lors de notre entretien, les questions sur le « Che » sont rapidement mises de côté pour laisser place à celles portant sur la situation actuelle de Cuba et les difficultés auxquelles sa population est confrontée.
















