Mort, fragilisé et difficile d’accès, le grand cèdre multicentenaire du cimetière Rapas a été abattu ce jeudi au terme d’un chantier spectaculaire. Une grue équipée d’une pince hydraulique a permis de démonter l’arbre d’une vingtaine de mètres, morceau par morceau, sans endommager les caveaux ni le mur d’enceinte. On vous raconte cette opération exceptionnelle en plein cœur de Toulouse.
Une vingtaine de mètres de haut, des caveaux tout autour, une rue en bordure et un mur d’enceinte qui complique l’accès : l’abattage du grand cèdre du cimetière Rapas a nécessité un chantier hors norme, dans le quartier Saint-Cyprien, à Toulouse. Une grue équipée d’une pince hydraulique a été mobilisée pour démonter, morceau par morceau, ce cèdre multicentenaire situé à l’entrée du cimetière.
Annoncée par la municipalité pour l’hiver, l’intervention s’est finalement déroulée ce jeudi, mobilisant une équipe de professionnels pendant toute une journée. La décision d’abattre cet arbre remarquable fait suite à une étude ayant révélé qu’il était mort et n’abritait aucune espèce animale. Mais sa situation ne permettait pas de le faire basculer directement au sol. Pour mener à bien l’opération, l’entreprise ARF, basée à Lézignan-Corbières, a déployé une grue équipée d’une tête hydraulique. Munie d’une pince et d’une tronçonneuse, cette machine permet de saisir les différentes parties de l’arbre en hauteur, de les couper, puis de les déposer au sol.
Une technique mécanisée de démontage
Le démontage a commencé par les branches avant de progresser vers le tronc. Chaque morceau de bois étant maintenu par la pince pendant la coupe, puis déposé au sol avec précaution, aucun dégât n’a été causé. La dernière partie du tronc, difficile à atteindre derrière le mur d’enceinte, a été coupée à la tronçonneuse par l’un des quatre bûcherons-élagueurs grimpeurs mobilisés sur le chantier, tandis que la pince hydraulique en assurait le maintien.
Une technique mécanisée de démontage qui facilite les interventions sur les arbres morts, malades ou difficiles d’accès et permet également de réduire la durée du travail nécessaire sur ce type de chantier. Malgré l’ampleur du dispositif, la circulation dans la rue et l’accès au cimetière ont été maintenus, un périmètre de sécurité ayant été délimité à l’intérieur du cimetière et aux abords.
En fin de journée, le cèdre majestueux qui marquait l’entrée du cimetière Rapas avait définitivement disparu du paysage de Saint-Cyprien, tandis que les travaux de réfection du mur d’enceinte se poursuivent à l’angle des rues Valats et des Arcs-Saint-Cyprien.


















