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L’information est vécue comme une nouvelle blessure dans la profession. Un 3e foyer de dermatose nodulaire (DNC) – cette maladie qui touche les bovins – a été détecté en Ariège. L’annonce, diffusée ce samedi 3 janvier 2026, a été confirmée par le président de la Chambre d’agriculture de l’Ariège, Philippe Lacube, contacté par Actu Toulouse. La préfecture de l’Ariège n’a, pour le moment, pas communiqué sur le sujet, tout comme le ministère de l’Agriculture, également sollicité.
25 bêtes concernées
Le 10 décembre dernier, la colère agricole avait été ravivée par l’abattage d’un troupeau de plus de 200 vaches dans une ferme des Bordes-sur-Arize. Des centaines d’agriculteurs et sympathisants s’y étaient opposés, entraînant des affrontements avec les forces de l’ordre.
Il y a deux jours seulement, un 2e foyer était détecté à Léran où une centaine de bêtes ont été abattues ce vendredi. Avec cette nouvelle annonce, l’Ariège compte désormais l’apparition d’un 3e foyer, cette fois, à Orgibet, village situé à l’ouest du département, non loin de la frontière avec la Haute-Garonne. Selon nos informations, 25 bêtes devront à leur tour être abattues : « 15 vaches et 10 veaux », détaille Philippe Lacube.
L’exploitation concernée compte en tout « une centaine de bêtes ». La maladie a frappé « sur un lot isolé », précise Philippe Lacube.
« On ignore beaucoup de choses sur cette maladie »
La multiplication des cas dans le département inquiète le président de la Chambre d’agriculture. Il s’agit pour lui d’une nouvelle forme de dissémination de la maladie.
On est ici dans la vallée de la Bellongue, ce qui fait que la maladie a fait un saut d’une cinquantaine de kilomètres [depuis Les Bordes-sur-Arize, NDLR]. On ignore encore beaucoup de choses sur cette maladie. Je ne comprends pas comment elle peut se déplacer comme ça.
Tous les animaux vaccinés mais pas encore protégés
A nouveau, le président regrette que la vaccination n’ait pas été mise en place plus tôt. Ce mardi, la préfecture de l’Ariège annonçait que « l’ensemble du cheptel bovin de l’Ariège » serait « vacciné contre la DNC avant la fin d’année 2025 ». Mais si tous les animaux ont bien été piqués, ces derniers ne sont parfaitement protégés qu’à partir de 21 jours après l’injection, rappelle le ministère de l’Agriculture.
« Si on nous avait écoutés il y a trois mois déjà quand on demandait la vaccination, tout cela, on ne le vivrait pas », fustige Philippe Lacube. Et d’ajouter : « on risque encore d’avoir de nouveaux cas d’ici là. Et ça veut dire qu’à chaque fois, il y aura de nouveaux abattages. Jusqu’où va-t-on comme ça ? Il n’y aura plus de vache dans ce massif si on continue. »
Un rassemblement symbolique ce lundi
Plusieurs manifestations se sont organisées dans le département après l’apparition d’un nouveau foyer à Léran. Des rassemblements ont eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi devant la sous-préfecture de Pamiers, mais aussi à Foix et à Saint-Girons.
La mobilisation se poursuit depuis bientôt une semaine sur la route de l’Andorre, au niveau du tunnel de Foix qui est toujours fermé à la circulation ce samedi.
La famille exploitante concernée à Orgibet « ne souhaite pas de regroupement chez elle », indique Philippe Lacube. « Elle ne veut pas entraver le processus d’abattage », confirme Laurence Marandola, membre de la Confédération paysanne de l’Ariège (CR09).
Néanmoins, le syndicat indique qu’un rassemblement en soutien se tiendra à Audressein, un village voisin, ce lundi midi, jour où les animaux devront être abattus. « Il n’y aura pas de blocage, ce sera un regroupement symbolique« , insiste l’agricultrice.
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