Quatre plats servis à la française, à la louche devant le client : le canard aux olives, la queue de lotte à l’armoricaine, la blanquette à la joue de veau ou encore le bœuf bourguignon en cocotte. Toulouse redécouvre sa brasserie Le Parisien avec toute la Maison Pellestor Veyrier
Formé par le chef 3 étoiles Gilles Goujon, Quentin Pellestor Veyrier est pressenti pour obtenir sa propre étoile Michelin. Depuis son arrivée à Toulouse, ICI Occitanie suit ce passionné de terroir, et nous étions à l’inauguration du Parisien. Ne parlez pas de bouillon, Le Parisien privilégie la grande qualité de ses plats au volume de ses clients. Avec son moule spécial, la quenelle de brochet sauce Nantua vous fera redécouvrir le poisson. On salive déjà devant le véritable aligot saucisse, le généreux tartare de bœuf au couteau avec ses pommes paille, le filet de volaille au vin jaune, la pièce de bœuf gascon sauce béarnaise, l’indémodable salade césar, ou l’emblématique cassoulet toulousain…
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Les produits de saison proviennent des halles voisines de Victor Hugo. Les desserts vous font de l’œil avec le riz au lait et son caramel onctueux à la louche, la crème brûlée aérienne, les pruneaux à l’Armagnac ou le savarin de rhum à la tranche. Nous avons choisi la mousse au chocolat dans sa vasque. Pardon pour l’expression : « Une dinguerie ! »
Ce lieu emblématique de Toulouse est ouvert depuis 1892
C’est bien + qu’une brasserie, c’est un bistrot de quartier. Le Parisien est décoré par des vieux journaux de 1935 sur les murs. Ces vieilles affiches chinées apportent un côté rétro en parfait accord avec l’esprit de la cuisine traditionnelle proposée. Repris depuis fin décembre par Quentin Pellestor Veyrier et ses 5 associés, l’établissement a ouvert le 2 mars 2026 avec sa nouvelle formule. C’est Daniel Cabanel qui assure la transmission à cette jeune génération. Lors de notre passage, celui qui est aussi patron du « Bouillon Capitole » était à table pour soutenir cette nouvelle équipe et permettre ce passage de témoin en douceur. Olivier Bronner, Nathan Menou (sommelier), chef Teddy Nalais, chef Guillaume Carles et Jean-Marc Joffraud (chef pâtissier) sont les cinq fantastiques qui entourent Quentin dans cette aventure. La plupart des plats sont concoctés dans les cuisines prestigieuses de Colomiers pour une cuisson lente et un savoir-faire maîtrisé avec des gestes précis.
- En famille ou entre amis, vous vivrez l’expérience à la bonne franquette. Cette adresse toulousaine devrait à coup sûr devenir un « fleuron de la gastronomie bistrotière ». C’est en tous cas l’ambition affichée de Quentin. A demi-mot il confie aussi à ICI Occitanie que de nouveaux projets naissent. La Maison Pellestor Veyrier pourrait bien agrandir sa galaxie avec un autre lieu dans les prochains mois.
On aime tous les œufs mimosas avec les pickles de moutarde. Vous serez tentés de démarrer votre repas avec cette entrée culte, mais les options sont nombreuses : de l’os à moelle grillé au bar à pâté en croûte, en passant par la soupe à l’oignon doux des Cévennes, vous aurez l’embarras du choix. Nous avons repéré le véritable croque-monsieur, le camembert au four, le tartare au saumon et aussi une frisée aux lardons, les poireaux vinaigrette, le foie gras en terrine et la salade de lentilles avec magret de canard salé et œuf mollet.
Le Parisien est situé tout près du manège de la rue Alsace Lorraine et de la sortie du métro Jeanne d’Arc à Toulouse. L’adresse est 29 bis boulevard de Strasbourg. Pour les formules à l’ardoise, comptez 19€90 entrée + plat, ou plat + dessert. C’est 23€90 la formule complète. Un menu pitchoun avec des nuggets de poulets est proposé à 12€.
« On change tout, et rien »
Revenir à l’esprit authentique, c’est le but premier du chef Quentin Pellestor Veyrier. L’idée c’est de revenir aux fondamentaux, avec une cuisine française classique. L’âme d’un bistrot et l’élégance d’une brasserie, Le Parisien est ouvert du lundi au jeudi de 7h30 à 22h, le vendredi et samedi jusqu’à 22h30 et le dimanche de 9h à 22h.
- En 2025, nous avions déjà reçu le talentueux chef pour son autre restaurant de Colomiers (31) : Maison Pellestor Veyrier. Il s’agit d’une table gastronomique qui a succédé à « l’Amphitryon » et « Des roses et des orties » de Yannick Delpech. Depuis, sacré Talent Gault et Millau, le chef est devenu papa, et son épouse a reçu le prix Gault & Millau du service. Bravo !
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555


















