Pour célébrer ses 30 ans d’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco, le canal du Midi a un parrain de renom : l’explorateur, né à Villemur, dans le Tarn, Jean-Louis Etienne. Il se trouve que le médecin habitué de l’Antarctique voue un culte à Pierre-Paul Riquet.
De très nombreuses festivités, 120 événements au total , sont organisées depuis ce 19 mai 2026 et jusqu’à la fin de l’année, pour célébrer les 30 ans de l’inscription du chef d’œuvre de Pierre-Paul Riquet au patrimoine mondial de l’Unesco : des rendez-vous sportifs, culturels et musicaux, comme la Trans’Occitanie , course pour valides et invalides au mois de juin, ou encore un concert « spécial canal du Midi », à la Halle aux grains à Toulouse en novembre avec Jean-François Zygel au piano et l’Orchestre national du Capitole .
On a besoin d’audaces comme celles de Pierre-Paul Riquet commente l’explorateur Jean-Louis Etienne
Pour célébrer ses 30 ans, le canal du Midi a un parrain de renom : l’explorateur, né à Villemur dans le Tarn, Jean-Louis Etienne . Il se trouve que le médecin habitué de l’Antarctique voue un culte à Pierre-Paul Riquet. Il y a 3 siècles de cela, l’homme à oser ce que personne n’osait, et ça, cela plaît à Jean-Louis Etienne :
« Créer quelque chose comme le canal du Midi, c’était vraiment impensable, mener l’idée jusqu’au bout, cette endurance, c’est ça qui est intéressant et c’est ça que j’aime bien. »
Au passage, Jean-Louis Etienne tacle les opposants au projet de LGV entre Bordeaux et Toulouse :
« Imaginez aujourd’hui un Paul Riquet qui arrive et qui dit on va faire une ligne de chemin de fer entre Bordeaux et Toulouse, on le voit comme c’est compliqué ! Imaginez que quand Riquet est arrivé, il a dit, bon, on va mettre un canal ici dans les champs. Vous avez bien un agriculteur d’un côté qui dirait Attendez, mais ça, c’est mon champ, puis moi, j’ai des animaux de l’autre côté. Vous voyez ce que je veux dire? Ça a toujours existé, cette difficulté des projets audacieux. Aujourd’hui, on s’en félicite et pour moi, c’est un symbole parce qu’on a besoin toujours de cette audace. » Et Jean-Louis Etienne de conclure ses propos par un : « Osez ! «
L’explorateur était à Toulouse ce 19 mai pour le lancement de cet anniversaire, il qui devrait retourner en Antarctique en janvier prochain.
Le canal du Midi, une construction en danger
Le canal du Midi a été construit au XVIIème siècle (entre 1667 et 1681), pour acheminer l’eau de la montagne noire dans la plaine sèche du midi toulousain, long de 240 km, il traverse 4 départements : la Haute-Garonne, l’Aude et l’Hérault, ainsi que le Tarn pour son système d’alimentation en eau. Une très vieille construction donc, et qui n’est pas immuable explique la directrice générale de VNF (Voies Navigables de France), qui a en charge la gestion du canal, Cécile Avezard :
« Le canal du Midi n’est pas immuable, bien au contraire, il a un certain nombre de fragilités aujourd’hui dans sa structure. Les berges ont tendance à s’effondrer, à la fois parce que le temps passe, mais aussi parce que les racines des platanes qui ont été arrachées, ne tiennent plus les berges. Donc on a des problèmes de gestion de berges. Et les ouvrages, qui sont un véritable patrimoine sont fragilisés par le temps, aussi par le changement climatique qui fait qu’ils sont soumis à de rudes épreuves. Et donc il nous faut l’entretenir, il nous faut le régénérer. Et ça, ça demande à la fois de l’ingéniosité, mais aussi de l’argent et une certaine cohésion. »
Chaque année VNF, en partie financé par l’Etat ainsi que par des mécènes, dispose de 10 millions d’euros pour entretenir la voûte arborée et les berges du canal du midi, VNF a déjà arraché 30 000 platanes victimes du chancre coloré et replanté 20 000 arbres d’essences différentes (chênes ou micocouliers).
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555












