La Haute-Garonne est passé d’une vigilance rouge à la vigilance orange pour la canicule ce vendredi soir. Le département reste tout de même confronté à des températures très élevées. Un période difficile pour les sans-abris à qui des maraudes tentent d’apporter un eu de fraîcheur et de réconfort.
Des températures accablantes. Cela fait maintenant une semaine que la région Toulousaine suffoque. Un épisode caniculaire qui met les organismes à rude épreuve. Abdel, rencontré dans le centre de Toulouse, en sait quelque chose : « Il fait une chaleur terrible, je ne peux pas la supporter. » Un peu plus loin, Sylvain fait la manche devant un supermarché des allées Jean-Jaurès. Avec cette chaleur, il doit adapter ses journées : « On fait la manche le matin, l’après-midi on essaye de se reposer et après on la refait le soir. On fait comme on peut avec ce temps. »
La Protection civile organise des maraudes pour aider les personnes qui en ont besoin. Des brumisateurs sont notamment proposés pour rafraîchir les personnes plus exposés. Un coup de pouce bienvenu pour Jessica, qui a la sensation que cette canicule amplifie ses difficultés : « Imagine, tu rajoutes la chaleur à l’angoisse, la crainte qu’on a dans la rue, le manque d’argent, le fait d’être une femme et à la peur, ce n’est pas possible. »
Un coup dur pour les plus fragiles
Une canicule qui affaiblit un public déjà fragile pour Jimmy, bénévole à la Protection civile : « Il y a des gens qui sont par terre, qui ont l’air inconscients, c’est effrayant. On va leur parler, on leur essaie de leur apporter un peu de bien-être. Mais si vraiment ça dépasse le cadre de nos compétences, si on a l’impression que la personne est vraiment en difficulté, on appelle le 115 ou les pompiers. Cette semaine, c’est arrivé à plusieurs reprises. »
Jérémy, la quarantaine, fait la manche aussi : « Cette canicule, ça a été l’horreur : ça a été invivable. Nous, on est obligés de sortir et de nous exposer au soleil et à la chaleur pour pouvoir faire un minimum d’argent. On doit nourrir nos chiens, on doit se nourrir, récolter de quoi survivre quoi. Et c’est vraiment pas facile. L’hiver, on peut se couvrir. Mais l’été avec 40 degrés, on fait comment? On n’a pas beaucoup d’endroits climatisés où on peut se poser. Le froid tue, mais la chaleur tue aussi. Il faut vraiment faire aux insolations et aux malaises. C’est compliqué en ce moment. »
Près de 750 décès de personnes vivant à la rue ont été recensés en France en 2025. Un chiffre fourni par le collectif des Morts de la Rue qui affirme qu’il y a autant de décès de personnes sans-abri l’été que l’hiver.
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