En dehors de zéro point dans la besace (0-3), Toulouse a perdu trois joueurs vendredi 2 janvier 2026 dans le cadre de la dernière journée aller de L1 et, surtout, mesuré la distance qui le sépare (encore ?) du haut du tableau. Radioscopie.
L’œil noir. De mémoire, on n’avait rarement vu Carles Martinez Novell autant affecté lorsqu’il s’est présenté vendredi peu avant minuit en conférence de presse d’après-match. Fatigué – c’est lui qui le dira en ayant recours à la traduction à d’aucune reprise ; en colère – « oui, c’était le premier match de l’année, il était important et puis il y a ce rouge… »

Nous y voilà. Magnéto. On joue la 23e minute et c’est le tournant d’une rencontre jusqu’alors équilibrée. Au milieu du terrain, Emersonn tacle pied droit en avant Édouard, à retardement c’est-à-dire sans toucher le ballon : pas méchant, certes, maladroit comme dans le cas où un attaquant défend. Rouge direct confirmé par le VAR.
« Je pense que c’est mieux de ne pas en parler. Pour moi c’est clair, dixit le coach catalan, tout le monde a vu les mêmes images… »
« Comme le goal à qui on tire un péno… »
Son alter ego, Pierre Sage (qui porte bien son nom) n’en ajoutera pas : « Je n’ai pas pour habitude de commenter une discussion arbitrale qu’elle nous serve ou nous porte préjudice. En tout cas, le fait d’être en supériorité numérique nous a d’abord’’pénalisés’’ si on peut dire dans le sens où l’on s’est précipités, je trouve. Et dans une telle situation, le rapport psychologique s’inverse. L’équipe adverse ne peut viser que l’exploit : un peu comme un gardien de but à qui on va tirer un penalty. En seconde, on a pris notre temps qui devient une donnée fondamentale et à partir du moment où on avait ouvert le score c’est devenu plus facile, c’est sûr. Toulouse allait s’ouvrir davantage alors qu’il avait bien géré la fin de la première période. »
On ne sait pas si cela consolera le technicen du Tef, en attendant le résultat des courses et des comptes est lui implacable côté Violets : une défaite – la plus large de la saison à égalité avec le revers face au Paris-SG (3-6, J3, 30/08) ; la perte de trois joueurs – deux blessés, un expulsé.
Problèmes, comptez-vous !
Bref, pas besoin de long discours : la soirée de fête escomptée a tourné au cauchemar, en ouverture répétons-le de la reprise de la L1. Les Toulousains voulaient faire tomber le leader, ils se sont emmêlés eux-mêmes les crampons dans le gazon maudit du Stadium.Si la semaine en dira plus la durée d’indisponibilité des deux joueurs touchés dans leur chair (Nicolaisen, Sidibé) comme de celui qui passera devant la Commission de discipline mercredi à 18 heures suite à son exclusion (Emersonn), le match coûte – déjà – cher au Téfécé (sans ergoter sur les traces qu’il pourrait laisser et des options à envisager pour remplacer les absents).
D’un point de vue comptable, ainsi, sur le plan mental tout autant pour une équipe qui, décidément, n’arrive pas à franchir le cut quand l’occasion se présente de frapper un grand coup. Si le TFC a gagné en maturité, il doit encore progresser au contact des « gros ». Il a pris 6 buts face au PSG sans avoir été ridicule, perdu à Monaco et à Lille sans rougir non plus, renversé Lyon et contraint l’OM au nul mais à chaque fois un peu miraculeusement en toute fin de partie.
« Apprendre, toujours » résume d’un trait Cresswell qui lance déjà les hostilités : « J’ai hâte d’être au match retour pour pouvoir affronter Lens avec 10 hommes à mes côtés. »





















