L’hypermarché E. Leclerc de Roques, près de Toulouse, propose le litre de carburant à un prix de revient de 1,50 € sous forme de bon d’achat depuis ce lundi 1er juin 2026. Cette opération promotionnelle de l’enseigne, conditionnée à l’achat de vingt litres minimum, provoque une forte affluence d’automobilistes venus réduire leurs frais de transport quotidiens. La Dépêche est allée à la rencontre des automobilistes.
Faire son plein à 1,50 € le litre en 2026, c’est possible. Depuis ce lundi, l’hypermarché E. Leclerc de Roques propose une opération exceptionnelle sur le carburant : à partir de 20 litres achetés, les clients bénéficient d’un prix de revient de 1,50 € le litre via un bon d’achat différé, valable sur leurs prochaines courses dans l’enseigne. Une mécanique promotionnelle bien huilée qui n’est pas passée inaperçue.
Sur le parking de la station-service, plusieurs automobilistes reconnaissent être venus spécialement pour profiter du dispositif. « On a reçu une notification sur une application de bons plans et on s’est dit qu’on allait faire le plein », raconte une cliente. Pour elle, comme pour beaucoup, la hausse des prix à la pompe pèse lourd dans le budget : « Je travaille loin de chez moi, donc ça fait des frais en plus. »

Une dépendance totale à la voiture individuelle
Un autre usager, alerté par les réseaux sociaux avant de bifurquer vers la station, confirme cette tendance. « Sur un plein complet, l’économie finance une partie des courses de la semaine », calcule-t-il. Si le gain immédiat doit être réinvesti dans le magasin, il représente un coup de pouce bienvenu pour des automobilistes qui utilisent quotidiennement leur véhicule.
Tous les clients présents ne sont cependant pas venus pour l’offre. Certains fréquentent déjà régulièrement cette station-service. « C’est juste à côté de chez moi », explique une automobiliste. En découvrant les affiches annonçant le carburant à 1,50 €, elle reconnaît néanmoins l’intérêt de l’initiative. « On subit les augmentations. Quand il faut aller au travail ou en formation tous les jours, ça devient compliqué. » Pour une autre conductrice, venue faire ses courses à l’hypermarché, l’opération répond à une réalité simple : « Je prends la voiture tous les jours. Forcément, quand on voit une offre comme celle-là, on fait le plein. »
Au-delà de l’opportunité commerciale, cette affluence instantanée met en lumière une réalité structurelle : dans l’agglomération toulousaine, la dépendance à la voiture individuelle reste totale pour les déplacements quotidiens.










