Stationnement à la gare de Toulouse : une simple erreur peut coûter cher. C’est ce qui est arrivé à cette automobiliste. Lundi, 9 h 57. Émilie engage sa voiture au troisième étage du parking de la gare Matabiau. Piégée dans la zone des loueurs de véhicules, cette cadre toulousaine pense régler un simple quiproquo grâce au ticket d’un agent. Mais le lendemain, à la borne de sortie, le système automatique s’enclenche et lui réclame une facture exorbitante de 192 euros pour sa nuit de stationnement. Une véritable douche froide. Contacté, le gestionnaire, lui, défend la clarté de ses panneaux. La Toulousaine ne décolère pas. La Dépêche vous raconte son histoire.
Pimpante quadragénaire au niveau de vie confortable, Émilie* n’en reste pas moins attentive à la dépense. Et elle ne supporte pas de se sentir arnaquée. Notre cadre toulousaine a connu un couac financier à la gare Matabiau, à Toulouse. Lundi matin, elle se présente au parking afin de poser son véhicule et filer pour un voyage d’affaires à Paris jusqu’au mardi.

« J’arrive au 3e étage, sauf qu’il s’agit du parking des loueurs de voitures et impossible de faire demi-tour. » En fait, la conductrice a manqué un panneau d’avertissement tarifaire situé sur la droite. « Il est marqué ‘Attention, un euro toutes les dix minutes’, cette indication est quasi invisible », déplore-t-elle. Obligée de s’engager, Émilie demande conseil à une employée qui lui fournit un ticket. Ce document aurait dû lui permettre de quitter immédiatement la zone des loueurs sans passer à la caisse. En fait, non.
Un quiproquo à 192 euros
Notre usagère, forte de son sésame, se dirige alors vers le deuxième étage pour se garer. Le système de lecture automatique des barrières a-t-il continué de comptabiliser le temps de stationnement ? Toujours est-il qu’en revenant le mardi, elle doit s’acquitter d’une « douloureuse » de presque 200 euros. L’agent ne lui a pas précisé qu’il fallait sortir complètement du parking de la gare pour pouvoir prendre en compte la modification. « Du coup, ça m’a compté un euro toutes les dix minutes ! » Au lieu d’un stationnement à environ 30 euros, la société de parking lui réclame 192 euros pour pouvoir quitter les lieux.

D’autres automobilistes ont-ils été victimes de cette anomalie ? « Je ne dois pas être la première qui se fait avoir et tombe sur un loueur de voitures qui lui file un ticket », grogne-t-elle. Émilie dénonce un manque de clarté total des indications et de la configuration des lieux. La Toulousaine a d’ores et déjà lancé une réclamation sur le site internet du prestataire afin d’obtenir le remboursement de la somme surfacturée.
Effia charge la cliente et évoque une signalétique réglementaire
Contacté, le gestionnaire du parking affirme que « la signalétique semble claire, répétée et visible ». Effia précise que la cliente est arrivée « en borne d’entrée principale le 15/06 à 9 h 57 » et est entrée « dans la zone Loueurs à 9 h 59 ». « Compte tenu du temps mis pour monter au niveau 3 et passer la barrière », elle n’a « pas pris le temps de regarder les informations ni de nous contacter ».
« Concernant sa sortie : aucune information. Nous trouvons uniquement la trace de sa sortie en borne de sortie principale le 16/06 à 17 h 50 pour un montant de 192 €. » Pour Effia, la cliente « est sortie de la zone par un moyen inapproprié et consciemment ». Le prestataire ajoute : « Nous avons eu deux réclamations sur cette problématique sur les trois dernières années, donc la plupart des clients remarquent et comprennent bien l’affichage. » Effia précise toutefois regarder « en interne pour un geste commercial sur une partie de ce paiement ».













