« On dit stop ! Cela ne peut plus durer que les agressions de pompiers soient classées comme un fait divers de plus », dénonce Damien Galtier, président du syndicat autonome des sapeurs-pompiers de Haute-Garonne. Ce jeudi 19 février, le syndicat appelle à une mobilisation des soldats du feu à 13h30 devant le tribunal judiciaire de Toulouse pour soutenir leurs collègues agressés le 4 janvier lors d’une intervention.
Ce soir-là, à 00h30, trois sapeurs-pompiers qui intervenaient pour secourir une personne ont été menacés par un individu muni d’un couteau avant qu’il ne fonde sur eux en voiture. « Ils ont été obligés de se retirer du lieu d’intervention, d’attendre que la police interpelle l’individu avant de pouvoir faire leur métier », détaille Damien Galtier.
« Il y a vingt ans, explique-t-il, c’étaient les guets-apens mais aujourd’hui il y a un phénomène d’individualisation de la violence qui ne cesse d’augmenter partout sur le territoire. Je ne veux pas un jour me retrouver au cimetière devant le cercueil d’un collègue. »
L’an dernier, près de 40 agressions de sapeurs-pompiers ont été recensées dans le seul département de Haute-Garonne et encore ce chiffre ne tient-il compte que des dépôts de plainte instruits. Ces faits de violence entraînent également un retard dans la prise en charge par les secours, mettant la victime en danger. Face à la dangerosité de leur métier, le syndicat réclame la reconnaissance des métiers à risque, comme les policiers, et l’obtention de la prime de feu, une revendication datant de 2019 qui a toujours été refusée.
Bientôt des gilets pare-lame et des caméras piétons
Pour mieux se protéger sur le terrain, les pompiers seront équipés en mars de nouveaux outils comme des gilets pare-lame et des caméras piétons. « Nous devons souvent procéder à une levée de doute quand nous sommes en intervention car on ne sait pas ce qu’on va trouver derrière mais avoir de tels équipements, je n’aurais jamais pensé à cela en 33 ans de service, confie Damien Galtier. On se demande ce que cela sera dans dix ans ! Il faut surtout plus d’éducation, d’actions des pouvoirs publics pour sensibiliser au fait que les violences pénalisent nos interventions ».






















