Pas de blessé ni de mort dans la nuit de samedi à ce dimanche dans les cités rivales de Toulouse. Mais les policiers, qui avaient renforcé leur présence, ont encore entendu des tirs à Bellefontaine. Un suspect a réussi à s’enfuir, deux autres ont été interpellés plus tard dans la nuit sur une moto électrique.
Après le blessé par balle récupéré aux urgences de l’hôpital Purpan, dans la nuit de vendredi à samedi à Toulouse, les forces de l’ordre s’attendaient à de nouveaux incidents au cœur du Mirail où deux « bandes » échangent leurs acrimonies sur fond de trafic de stupéfiants à coups de kalachnikov et de 9 mm.
Plus de patrouilles de police sur le terrain et malheureusement, cette présence n’a pas empêché de nouveaux coups de feu. Des rafales ont été entendues vers 0 h 30 ce dimanche cheminement le Titien où un jeune garçon de 18 ans a été exécuté mardi soir. Des policiers qui se trouvaient à proximité ont aperçu un individu seul sur un scooter, tout de noir vêtu. Le tireur ? Possible.
Un homme en fuite, deux autres interpellés
Repéré cheminement Lestang, l’engin et son pilote ont été pris en chasse mais le conducteur a réussi à disparaître. Et malgré les recherches, les policiers n’ont pas retrouvé sa trace.
Nouvelle alerte 90 minutes plus tard, peu après 2 heures, quand de nouveaux coups de feu ont été signalés, toujours dans les rues de Bellefontaine. Une patrouille de police qui se rendait vers la rue André-Maurois, lieu supposé des tirs, s’est retrouvée nez à nez avec une petite moto électrique, un Surron, engin à la mode, très rapide et silencieux prisé par les voyous. Sur l’engin, deux hommes tout de noir vêtus…
La voiture de police a déséquilibré le deux-roues quand le conducteur qui n’avait pas l’intention de s’arrêter a tenté de s’enfuir. Au sol, le pilote et son passager sont partis en courant. Pas assez vite pour échapper aux policiers. Les deux jeunes individus ont été interpellés et aussitôt placés en garde à vue.
Le blessé dit-il la vérité ?
Saisie, la moto a été ramenée au commissariat où elle va faire l’objet d’un examen minutieux par les spécialistes de la police scientifique. Les deux hommes interpellés sont-ils les auteurs des coups de feu entendus juste avant leur arrestation ? Les soupçons existent.
Quant à l’homme blessé à un pied la nuit précédente, son histoire aux détails restreints peine à convaincre les enquêteurs. « Cette nuit-là, personne n’a entendu de coup de feu dans ce secteur », glisse une source proche du dossier. A-t-il été blessé ailleurs ? Pour d’autres raisons ? Des vérifications sont en cours. La victime, déjà connue pour de mauvaises raisons par la police, n’a pas voulu déposer plainte.














