Le match aller entre le Stade toulousain et le Racing avait été marqué par un fait de match avec un « pétage de plombs » du talonneur ciel et blanc Janick Tarrit, qui avait été expulsé pour un coup de tête sur Efrain Elias. Il avait, du coup, provoqué la colère de son entraîneur Patrice Collazo.
Nous étions le 29 novembre 2025 pour ce match de la onzième journée disputé à Ernest-Wallon. Et l’émotion fut le cœur du sujet. Les spectateurs ont pu fêter le départ de Pita Ahki, le retour d’Antoine Dupont et la victoire (48-24) assortie d’un nouveau bonus offensif. Pourtant, à deux minutes de la pause, difficile d’envisager un si large succès puisque le Stade ne menait que de cinq points (8-3). C’est à cet instant que le match bascula quand le talonneur du Racing Janick Tarrit décida que lui aussi, il pouvait être un créateur d’émotion. Mais plutôt à l’ancienne.
Alors que son demi de mêlée Léo Carbonneau venait de dégager le ballon en touche depuis trois secondes, signifiant la fin de la première période, il asséna un coup de tête dans le buste du deuxième ligne argentin du Stade Efrain Elias. Après arbitrage vidéo, le Racingman fut expulsé et le Stade hérita d’une pénalité qu’il transforma en essai inscrit par… Efrain Elias. À 15-3, ce n’était plus le même match, d’autant que le Racing évolua donc à quatorze toute la seconde mi-temps.
Une heure plus tard, en conférence de presse, le directeur sportif du Racing, Patrice Collazo, n’avait toujours pas digéré le geste de son talonneur. Il le fit savoir avec son franc-parler : « On prévoit beaucoup de choses quand on entraîne, on met des stratégies en place, on essaye de prévoir un peu ce que fait l’adversaire mais il y a un truc qu’on ne prévoit pas, c’est la bêtise. Donc moi je peux tout comprendre, je peux tout entendre, mais il y a des trucs, non, c’est fin de non-recevoir. Quand ça met le collectif en danger, quand ça met l’équipe en danger, quand ça casse la dynamique de l’équipe, c’est fin de non-recevoir… En fait, vous anéantissez la stratégie de la semaine, le travail de la semaine. »
Quelques semaines plus tard, l’un des quatre Argentins de Toulouse est revenu dans les colonnes de La Dépêche du Midi sur ce pétage de plomb qu’il n’a pas compris : « C’est une situation un peu bizarre en fait. Après un ruck, je m’étais arrêté de jouer et le joueur du Racing me donne un coup dans la poitrine avec sa tête. Pourtant le ballon était sorti et parti de l’autre côté donc je n’ai pas du tout fait attention… Sa réaction m’a un peu surpris. Mais bon ce n’est pas grave, ça fait partie du jeu… C’est difficile d’expliquer sa réaction, en tout cas de mon côté, je ne lui ai pas parlé du match, avant cela ».
À la suite de ce geste, le talonneur du Racing a d’abord écopé d’une suspension de dix semaines. Puis sa sanction a été ramenée à cinq semaines. Samedi soir, les deux hommes pourraient se retrouver sur la pelouse du Racing.















