Le 19 février 2026 à Florac, en Lozère, plusieurs collectivités et l’Éducation nationale ont signé une convention créant un Territoire éducatif rural (TER). L’objectif : mieux accompagner les élèves du secteur et renforcer les actions éducatives dans ce territoire rural.
Dans les territoires ruraux, l’école joue souvent un rôle central dans la vie locale. À Florac, en Lozère, plusieurs acteurs publics ont décidé de s’unir pour renforcer cet ancrage éducatif. Le 19 février, une convention a été signée pour créer un Territoire éducatif rural (TER) réunissant les communes de Florac-Trois-Rivières, Bédouès-Cocurès et Ispagnac. Autour de la table se trouvaient notamment le directeur académique des services de l’Éducation nationale de Lozère, David Raymond, la sous-préfète Valérie Fuscien, des représentants du Département, de la communauté de communes Gorges Causses Cévennes et les élus locaux concernés.
Un dispositif pour renforcer l’école en Lozère
Le dispositif des Territoires éducatifs ruraux s’inspire des cités éducatives, déjà mises en place dans certaines zones urbaines. L’idée est d’adapter ce modèle aux réalités des campagnes, où les distances, l’accès aux services ou encore l’orientation scolaire peuvent parfois compliquer les parcours des jeunes.
Concrètement, le TER vise à créer une coopération entre plusieurs acteurs locaux : écoles, collège, communes, structures d’accueil de loisirs, associations, mais aussi partenaires institutionnels comme la CAF ou l’ARS. Dans ce territoire lozérien, le projet concerne quatre écoles et un collège, soit environ 500 élèves.
Entre contraintes rurales et ambition éducative
Le secteur concerné couvre une partie importante de la communauté de communes Gorges Causses Cévennes. Un territoire rural marqué par la dispersion de l’habitat et l’éloignement de certaines infrastructures. Selon les données de la direction académique de Lozère, l’indice de position sociale (IPS) moyen du secteur atteint 106,6, un niveau proche de la moyenne départementale. Cet indicateur prend en compte plusieurs critères comme le niveau de diplôme des parents, la situation professionnelle ou les conditions de vie. Mais derrière cette moyenne se cachent des situations contrastées selon les communes. Dans certains villages, l’éloignement géographique peut limiter l’accès à l’information sur les études ou les métiers.
Le programme repose sur trois grands axes de travail. Le premier concerne l’orientation et l’ambition scolaire, afin d’aider les élèves à mieux connaître les formations possibles et les parcours professionnels. Le deuxième axe porte sur la santé et le bien-être, un enjeu de plus en plus présent dans les politiques éducatives. Enfin, le troisième volet concerne l’accès à la culture, avec l’idée de multiplier les actions éducatives et les projets artistiques ou scientifiques. L’objectif est d’agir avant, pendant et après le temps scolaire, en mobilisant l’ensemble des acteurs du territoire.
Un financement pour soutenir un projet éducatif collectif
Pour soutenir les initiatives locales, la convention prévoit une enveloppe de 30 000 euros sur trois ans. Répartie entre les établissements concernés, cette aide représente environ 60 euros par élève. Cette somme doit permettre de financer des projets pédagogiques, des sorties éducatives ou encore des actions destinées à faciliter l’orientation des jeunes.
Au-delà des moyens financiers, le dispositif cherche surtout à structurer un réseau de coopération autour de l’école. Dans de nombreux territoires ruraux, l’établissement scolaire reste l’un des principaux lieux de vie collective. En renforçant les liens entre enseignants, collectivités et associations, les Territoires éducatifs ruraux cherchent à soutenir la réussite des élèves tout en dynamisant la vie locale. Le bassin de Florac rejoint ainsi les territoires déjà engagés dans ce dispositif au sein de l’académie.























