« Bébé ? Bébé ? » les passagers d’un TER en direction de Pau ont d’abord vu passer dans les voitures une femme avec un enfant dans les bras, qui semblait chercher quelque chose. Un peu plus tard ce dimanche 22 mars, ils ont entendu l’annonce suivante : « Est-ce que les parents d’un enfant oublié à la gare Matabiau se trouvent à bord ? », et ont rapidement fait le rapprochement avec la passagère qui arpentait le train, parti à 19h31 de Toulouse.
« Ma mère comme d’autres voyageurs ont fait le rapprochement avec une dame qui se trouvait dans le train », a raconté Clara à Actu.fr. « La dame répétait bébé ? bébé ? Elle parlait mal français, aussi ma mère a d’abord pensé qu’elle voulait s’asseoir et était prête à lui laisser la place ».
L’enfant a été repérée par les agents de la police ferroviaire
La passagère en question était en effet montée dans le TER à Toulouse avec son bébé et le père des enfants. Le couple a oublié sa fillette de 3 ans sur le quai de la gare Matabiau. La petite, en robe blanche, a été repérée seule par les agents de la police ferroviaire, a indiqué La Dépêche. Elle ne parlait pas français mais ne semblait pas inquiète.
La mère de l’enfant a pu descendre à l’arrêt suivant. Un proche l’a récupérée et ramenée à la gare pour qu’elle puisse récupérer sa fille, aux alentours de 20h30. Le père a pour sa part poursuivi le trajet.
« Cela aurait pu virer au drame »
Les images de vidéosurveillance ont permis de mieux comprendre la situation. Avant le départ du train, la fillette se trouvait avec deux femmes et un homme. Les adultes sont montés à bord, mais la fillette ne les a pas suivis. Des agents de la gare Matabiau avaient repéré et mis en sécurité la petite fille qui errait seule dans le hall aux alentours de 19 heures, bien avant le départ du train pour Pau, affirme Actu.fr.
« C’est une situation exceptionnelle qui aurait pu virer au drame si l’enfant s’était approchée des voies », a déclaré un agent ferroviaire, présent lors de l’incident, à La Dépêche. Une enquête a été ouverte pour mieux éclaircir les zones d’ombre autour de cet oubli.















