À Cugnaux, une salle dédiée à l’écoute des victimes de violences intrafamiliales a été aménagée en gendarmerie. Inspirée des « salles Mélanie », elle vise un accueil plus adapté.
Depuis le début de l’année 2026, la gendarmerie de Cugnaux/Villeneuve-Tolosane dispose d’un espace dédié à l’accueil des victimes de violences intrafamiliales. Baptisée salle Joséphine Baker, cette pièce est conçue pour recueillir la parole des femmes, des mineurs et des personnes vulnérables.
Cet espace ne ressemble pas à un bureau classique. Il a été pensé comme un lieu « sécurisant, confidentiel et bienveillant », afin de faciliter les auditions et les dépôts de plainte.
Un modèle inspiré des salles pour enfants
La salle Joséphine Baker s’appuie sur un dispositif déjà connu dans les gendarmeries : les “salles Mélanie”. Ces dernières sont utilisées depuis plus de vingt ans pour entendre les enfants victimes de violences.
Le principe a été élargi à d’autres profils. Il s’adresse désormais aussi aux femmes et aux personnes vulnérables. L’objectif est d’adapter les conditions d’audition à leur situation.
Un projet porté par plusieurs partenaires
La création de cet espace repose sur un partenariat. Une convention a été signée entre la gendarmerie de Haute-Garonne et le Soroptimist International de Toulouse. Cette ONG agit pour améliorer la situation des femmes et des filles dans le monde.
L’organisation a financé l’aménagement du lieu. Elle a travaillé avec la Maison de protection des familles pour garantir un cadre conforme aux besoins des victimes.
« Contribuer, aux côtés de la gendarmerie, prend pleinement sens dans notre engagement commun », selon Christine Dagain, directrice de programme du Soroptimist International France.
Un symbole fort avec le nom de Joséphine Baker
La salle porte le nom de Joséphine Baker. Elle était membre du Soroptimist International de Toulouse. Ce choix est présenté comme un symbole. Il renvoie à des valeurs de courage et d’engagement dans la lutte contre les violences.
















