Éliminé de la Champions Cup, Toulouse n’est désormais plus très loin de valider son ticket pour les demi-finales de Top 14. Au Vélodrome, les Haut-Garonnais sont repartis avec le bonus… et un boost d’énergie en vue de la suite de la saison.
À l’aube de la dernière ligne droite de la saison, le Stade Toulousain était attendu au tournant. Samedi soir, au Vélodrome, les « rouge et noir »ont, comme un an plus tôt, passé leurs nerfs… et plus de 50 points aux Toulonnais (51-27). De quoi reprendre des couleurs. « De la pression avant le match ? Non, pas du tout. On travaille chaque semaine pour préparer les matchs. On a fait une bonne semaine de préparation. Arrivés au match, on savait ce qu’il nous restait à faire » a tout de suite botté en touche le Belge Matias Remue, qui a replacé Blair Kinghorn et profité de la mise au repos de Thomas Ramos pour signer le sixième et dernier essai des Haut-Garonnais (79).
Une préparation minutieuse, mais les faits de match, comme le deuxième essai des Varois faisant suite à une perte de balle (15), auraient pu faire tourner la tête des Toulousains. « Ça fait partie des risques de notre jeu. Avoir des doutes parce qu’on essaie de conserver le ballon et imposer notre jeu en essayant de trouver des failles… Ça fait partie de ce qu’on voulait mettre en place et des choses que l’on travaille depuis plusieurs semaines »analysait de son côté Virgile Lacombe, l’entraîneur des avants, soulignant l’importance de « trouver l’équilibre entre possession et pression qu’on veut mettre à l’adversaire ».
Supplément double dose
Pour s’éviter une deuxième défaite de rang enTop14 – ce qui n’était plus arrivé depuis février 2022 ! – les Toulousains ont mis les bouchées doubles depuis le revers concédé face à Clermont au Stadium (24-27). « C’est sur que les semaines piquent, confessait Remue. Aux entraînements, les prépas et les coachs nous poussent dans nos limites à s’entraîner très dur pour, une fois arrivé en match, que ce soit un peu plus facile on va dire. C’est un mal pour un bien car, à la fin, on est prêts sur le terrain. »
Une charge de travail à laquelle n’échappe pas Antoine Dupont. « Franchement, on ne le ménage pas beaucoup. On essaie de le mettre dans des conditions de fatigue et justement, lui faire vivre des situations où physiquement c’est dur et où il fera le bon choix. On pense qu’il a besoin de vivre ça » justifiait Lacombe. Jack Willis lui étant préféré dans le rôle de capitaine, notamment en raison de « sa capacité à faire du lien entre les joueurs de la période de doublons et les internationaux », le demi de mêlée a joué libéré et répondu présent.
En plus d’avoir mis le champion de France en titre sur les bons rails, ce déplacement a aussi permis de prendre quelques repères en vue des demi-finales. « Ça nous tenait à cœur de faire un bon match, de commencer à marquer les esprits ici, de prendre en compte l’atmosphère » avouait Georges-Henri Colombe. Rendez-vous fin juin.














