Jusqu’au 21 mai, le public français est invité à participer sur Internet à une campagne lancée par Météo France pour trouver 21 prénoms que porteront les tempêtes lors de la prochaine saison qui démarre en septembre. L’initiative est plus sérieuse qu’elle n’en a l’air.
Depuis 2017, les services météorologiques européens s’entendent pour – à l’image de ce qui se fait pour les cyclones depuis un siècle – donner des prénoms aux tempêtes susceptibles de déclencher des vigilances au vent fort oranges ou rouges. Ainsi, sur la saison 2025-2026, puisque les tempêtes sont plutôt hivernales, ce sont les Portugais qui ont choisi Benjamin, Claudia, Nils, ou encore Pedro.
Une technique pour mieux faire passer les messages de vigilance
Pour la saison à venir 2026-2027, les Français auront la main et Météo France, dans un souci de communication, propose aux internautes sur son site de suggérer des prénoms. « Donner des prénoms aux dépressions n’a rien d’anodin, c’est une méthode éprouvée de sensibilisation des populations aux messages de vigilance« , explique Bruno Gillet, prévisionniste à Météo France à Toulouse, et membre du groupe de travail européen sur ce sujet.
Les règles sont toutefois précises : il faut trouver chaque année 21 prénoms, en alternance féminin-masculin, les lettres Q, U, X, Y et Z sont proscrites car jugées trop rares. Cette fois, pour les lettres A, C, E, G, I, K, M, O, R, T, W, il faudra trouver des prénoms de garçons tandis que B, D, F, H, J, L, N, P, S, V seront dédiées aux filles.
Plaisantins, passez votre chemin
Quelques consignes pour ces prénoms, ils doivent être courts, faciles à retenir et compatibles avec les différentes langues européennes. Un comité vérifiera les propositions avant de les valider. « Il y a des droits de véto si un prénom pose des difficultés de prononciation dans un pays, ou si il fait référence à des personnalités controversées. Ce ne serait pas de bon goût en ce moment d’appeler une tempête Donald par exemple« , sourit Bruno Gillet.
Jusqu’ici, les 21 propositions annuelles ont toujours suffi, avec en général les dernières lettres qui ne servent pas. Mais avec la multiplication des phénomènes météo de grande intensité, se pose la question d’une liste complémentaire. « Si jamais il manquait des noms, on pourrait reprendre des noms des années précédentes« , se projette le prévisionniste. Cette saison, qui est finie en théorie, la dernière tempête mi-mars fut Thérèse. Il reste deux prénoms, Vitor et Wilma, si d’aventure une nouvelle dépression devait arriver avant le 1er septrembre.
La liste des prénoms retenue sera publiée fin août.
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555














