Aussi contradictoire que cela paraisse, plusieurs voyageurs atterrissant à l’aéroport de Toulouse Blagnac terminent leur trajet jusqu’au centre ville à vélo, grâce au système de location en libre service vélôToulouse. Ici Occitanie en a rencontré d’eux d’entre eux.
Si tôt installée, si tôt adoptée. Les 20 vélôToulouse de la borne installée de l’aéroport de Toulouse Blagnac courant décembre 2025 remportent un succès fou. Tisséo, qui assure la communication sur le sujet, a fourni ses chiffres à Ici Occitanie et ils parlent d’eux même :Janvier : 261 décroches, février : 339 décroches, mars : 712 décroches. En un mois, le nombre d’usagers a été multiplié par deux.
C’est contradictoire de faire l’aéroport-le centre ville de Toulouse à vélo, mais j’assume dit un touriste parisien
C’est contradictoire, et pourtant, c’est bien ainsi que les voyageurs se forgent leurs habitudes : certains prennent l’avion et terminent le trajet jusqu’au centre ville de Toulouse, à vélo. Stan est un touriste parisien, parti d’Orly 1h15 plus tôt, 20 minutes après avoir atterri à Blagnac, il était juché sur un vélôToulouse. Une contradiction qu’il assume pleinement : « C’est un peu contradictoire vis à vis de l’environnement, peut être de prendre un moyen aussi consommateur en carburant que l’avion et ensuite se faire du vélo, c’est totalement antinomique. »
Pour Stan, le plaisir de pédaler est plus fort que tout, et de surcroit plus économique que la navette ou tout autre mode de transport : « C’est un moyen qui est moins cher et j’aime bien faire du vélo. Donc je me suis dit que ça allait être une bonne occasion de découvrir la ville, puisque c’est ma première fois à Toulouse. C’est plus excitant de faire du vélo que plutôt que prendre les transports. En tout cas, c’est mon point de vue puisque je trouve qu’on découvre mieux les villes à vélo ou bien en marchant à pied. «
Un choix fait également par Florian, touriste allemand, rencontré au pied de la borne à l’aéroport il explique avoir souscrit à un forfait vélôToulouse par internet depuis Munich : « Ça m’a pris 30 secondes. Et maintenant j’ai mon vélo, il fait beau et il me tarde de faire la balade. Je vais à la gare, j’ai un train à prendre pour Bordeaux. J’ai regardé sur la carte, y aller à pied ça prend 2 heures, en navette c’est une demi-heure et 9 euros. » Florian a même pris le temps de faire son itinéraire : » J’ai regardé la route, il y a de la piste cyclable tout le long du fleuve, jusqu’au Pont Neuf d’où je pourrais me rendre en centre ville.«
Précisons que Stan, comme Florian voyageaient seul et avec un petit bagage.
Il n’est pas rare que passé 21h, plus aucun vélo ne soit disponible aux bornes.
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555














