EXCLUSIF. Une banale transaction a conduit les policiers de la brigade anticriminalité (BAC) sur la piste d’un trafic lucratif ce mardi soir. Entre stupéfiants et contrefaçons, les saisies dépassent les 11 000 euros. Au total, plus de 150 pièces de grandes marques ont été saisies au domicile du suspect.
Le coup de filet a eu lieu sous les lampadaires de l’avenue de Lombez à Toulouse. Il est 20 heures, ce mardi, quand une patrouille de la BAC repère un manège suspect. Un homme s’engouffre rapidement dans un véhicule à l’arrêt avant que celui-ci ne redémarre. Un scénario classique qui pousse les policiers à procéder au contrôle immédiat de l’équipage.L’odeur qui s’échappe de l’habitacle ne laisse pas de place au doute. Sur le passager, les policiers découvrent de l’herbe de cannabis, fraîchement achetée auprès du conducteur. La fouille du véhicule permet ensuite de mettre la main sur 160 grammes de la même substance, mais aussi sur une liasse de 1 570 euros et plusieurs vêtements de contrefaçon.
Le conducteur, un Toulousain de 33 ans, et son client ont été immédiatement interpellés et conduits au commissariat pour être placés en garde à vue.
La caverne d’Ali Baba
Les investigations se sont rapidement tournées vers le domicile du principal suspect, situé dans le secteur des Bosquets. Sur place, les policiers ont découvert une véritable caverne d’Ali Baba version contrefaçon.
Louis Vuitton, Under Armour, Gucci, Nike, Stone Island, Dior : de nombreux vêtements de marque frauduleux y étaient entreposés ainsi que de la maroquinerie. Surtout, une somme de 9 900 euros en liquide a été saisie dans l’appartement. Au total, ce sont plus de 11 000 euros de numéraire qui ont été placés sous scellés. Une enquête est en cours pour déterminer l’ampleur de ce commerce illicite aux deux visages.
Il semblerait que le dealer achetait puis revendait ces vêtements pour obtenir une belle marge. Le trentenaire a été libéré mais sera convoqué devant le tribunal correctionnel dans les mois à venir pour être jugé.













